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2010-08-01
  La "guerre des smartphones" devrait rogner les marges
 

 

 
La concurrence de plus en plus rude qui fait rage sur le marché mondial des "smartphones" devrait peser sur les marges des fabricants au second semestre, estiment des analystes. Tous les géants du secteur, comme Nokia, Samsung Electronics ou Research In Motion, comptent lancer de nouveaux combinés multimédias en vue des fêtes de fin d'année. "Nous nous attendons à ce que le second semestre soit marqué par une escalade dans la 'guerre de la 3G', alors que Nokia, Samsung, LG, RIM, Sony Ericsson, Motorola, ZTE, Huawei et d'autres s'apprêtent à inonder le marché de smartphones et autres 'superphones' pour tenter de gagner des parts sur ces marchés à forte valeur ajoutée", prévoit le cabinet d'études Strategy Analytics.
"L'accroissement de l'offre va doper les volumes, mais elle va aussi mettre les marges sous pression à mesure que les fabricants lutteront pour faire mieux que leurs rivaux", poursuit-il. Nokia, Samsung et LG Electronics, leaders - dans cet ordre - du marché mondial des téléphones mobiles, ont vu tous les trois leurs marges se réduire sur le trimestre avril-juin, en raison de cette "guerre des smartphones". "Chaque vendeur est en plein rafraîchissement de sa gamme de produits, en misant davantage sur les smartphones pendant la deuxième moitié de l'année", juge Ramon Llamas, analyste chez IDC. "Malgré tout, la pression générée par des fabricants qui ne figurent pas dans l'actuel top 5 (mondial), en particulier Apple et Motorola, va provoquer une rude concurrence dans les trimestres à venir", estime-t-il. Le marché mondial des téléphones mobiles a connu entre avril et juin son troisième trimestre consécutif de croissance, soutenu par la demande de modèles bon marché dans les pays émergents et par celle de combinés tactiles haut de gamme sur les marchés déjà matures. Selon Strategy Analytics, cette croissance a atteint 13% sur le trimestre, contre une estimation de 14,5% pour le cabinet IDC. Nokia, leader mondial des combinés mobiles, a estimé la semaine dernière cette progression à 14% par rapport à la même période de 2009. Pour le troisième trimestre, Strategy Analytics table sur un léger ralentissement du marché, avec une hausse de 12%, mais le cabinet assure qu'il n'y a pas encore de "signes crédibles" d'un nouveau retournement. Le marché des téléphones mobiles avait connu l'an dernier un net repli, les consommateurs gelant l'achat de nouveaux combinés sur fond de récession. Notons par ailleurs que l'explosion du marché des smartphones a entrainé celui des applications. Ce nouveau marché n'en est qu'à ses débuts et il aiguise bien des appétits. Pour ne pas laisser la part belle à Apple, pionnier avec l'App Store et à Google avec son Android Market, 24 opérateurs ont formé le WAC, Wholesale Applications Community, une alliance qui permettra aux développeurs de créer des applications capables de tourner sur tous les types de téléphones. Le marché naissant des application promet de belles années aux opérateurs. Cinq milliards d'applications ont été téléchargées en deux ans sur l'App Store et Google a franchi le cap du milliard mi-juillet alors que seul 15 % des abonnés mobiles possède un smartphone. De surcroît, selon les analystes de Forrester Research, 15 % des européens possédant un smartphone téléchargent au moins une application par mois, ce chiffre passe à 64 % pour les propriétaires d'un iPhone. On comprend alors que tous les opérateurs veulent leur part du gâteau. Même Microsoft qui a pris du retard sur ce marché est en train d'acheter les applications de ses concurrents pour étoffer son catalogue. Si les chiffres annoncés donnent le vertige, les développeurs risquent de déchanter car la plupart des applications sont gratuites et ce n'est pas le Google App Inventor, le logiciel de création d'applications grand public qui va arranger les choses.  "En raison d'un nombre limité d'applications payantes et d'une concentration significative dans les secteurs du jeu et de la géolocalisation, il est probable qu'un nombre important de développeurs ne rentabilisent pas leurs investissements étant donné le partage actuel de la valeur" déclare Forrester Research. Cependant, les applications mobiles sont en train de changer notre vie en se généralisant et il y a fort à parier que plus les applications seront utiles plus les clients seront prêts à payer.
R.M.

 

 

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EDITO

Il y a toujours la question du comment

l'obligation de retourner devant les institutions  financières internationales pour un autre programme d'ajustement structurel,  qu'on appellerait des réformes économiques, ne devrait pas être considéré comme une impossibilité, si venait à se produire  le cas le plus défavorable qui est la conjonction entre la durée de la faiblesse des cours du pétrole et de la récession économique dans le monde avec pour conséquence,  plus particulièrement pour notre pays, un faible flux des IDE.
il y aura certainement l'expression par tous d'une volonté de construire, de développer, de créer des emplois, d'améliorer le pouvoir d'achat des ménages, de densifier le tissu industriel par la promotion des PMI/PME. Mais, la question du comment sera de celle qui sera évitée car pratiquement tout aura été essayé dans le cadre du système actuel.
Sur quel  socle le Président veut-il fonder sa vision du futur algérien ?  En se référant aux mots clés contenus dans tous ses discours, il y a bien un futur pour la politique économique, un futur particulièrement de la croissance et donc de la relance. Il y a également un futur pour la réconciliation entre les institutions et les populations et un futur pour la réconciliation entre les entreprises et les travailleurs.
Il y a comme cible le programme présidentiel Mais, n'eut été  la manne créée par les envolées du prix du baril de pétrole, ce qui avait  permis de rembourser par anticipation une grande partie de la dette extérieure et une augmentation appréciable des réserves en devises, le choc aurait ressemblé à celui enregistré en 1986, avec l'impossibilité d'assurer en même temps le remboursement à échéance des dettes  que l'Etat a contractées et de continuer à importer même seulement les produits de consommation,  sans parler des dépenses d'équipement.
C'est devenu une tradition qu'en dehors des recettes pétrolières, les accords de libre échange ou plutôt les  échanges commerciaux  se traduisent plus particulièrement pour nous par la sortie des capitaux et par l'entrée des marchandises.  Si on tient encore compte des  sorties frauduleuses des capitaux, à l'image des fuites de devises enregistrées par la douane espagnole, on dira que la boucle est bouclée. Où en sommes-nous alors de la poursuite judiciaire contre ceux qui ont ainsi violé la loi  et les règlements ? Le président de la République a toujours insisté sur l'importance que doit prendre la production par  rapport aux importations. Sinon non, jusqu'à quand allons nous nous défendre en tenant compte quand même  d'une ressource dont personne ne maîtrise le cours. Quelle réponse aurait à lui donner le  gouvernement alors qu'il faudrait même anticiper sur une éventuelle  catastrophe qui verrait les cours des hydrocarbures descendre dangereusement? Pourquoi notre économie continue-t elle à dépendre d'une variable pas du tout maîtrisable?   Le fait donc que la décision de réduire les importations se soit traduite par l'interdiction des crédits, à la consommation, les populations en premier chef donnent plusieurs lectures à celle-ci  et pas toujours favorables au gouvernement, car elles ne perçoivent " la chose " qu'en fonction de leur marge de manœuvre financière.                
N.B.

 

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