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2010-08-01
Selon la Banque africaine de développement
  La téléphonie mobile constitue une aubaine pour les politiques budgétaires africaines
 

 

 
D'après une étude, rendue publique, mercredi dernier, à Dakar, effectuée par la Banque africaine de développement (BAD), réalisée sur le thème "Les perspectives économiques en Afrique", le développement rapide de la téléphonie mobile en Afrique offre d'importantes opportunités aux pays africains afin d'élargir leur assiette fiscale et renforcer ainsi les recettes budgétaires. En effet, "les opérateurs de téléphonie mobile ont de plus en plus de clients et leurs revenus augmentent, offrant ainsi aux autorités budgétaires des pays africains l'occasion d'élargir leur assiette fiscale", souligne l'étude en question.
Compte tenu de la taille du secteur informel qui peut atteindre jusqu'à 70% de la population active dans certains pays du continent africain, l'étude a relevé que les gouvernements africains ne bénéficient que d'une assiette fiscale réduite, précisant que le développement de la téléphonie mobile représente une aubaine pour les politiques budgétaires africaines. En moyenne, les taxes représentent 29,4% des recettes des opérateurs de la téléphonie mobile, informe l'étude de la BAD qui souligne, toutefois, que ces taxes peuvent même atteindre jusqu'à 53% en Zambie, 45% à Madagascar, 43% au Gabon ou en Tanzanie. D'après la même source, les opérateurs de téléphonie mobile en Afrique ont rapporté plus de 5 milliards de dollars de taxes, en 2006, dont environ 77% pour les seuls opérateurs d'Afrique du Sud et du Nigeria. Par ailleurs, un récent rapport concernant le Sénégal, témoigne de ce développement fulgurant de la téléphonie mobile en Afrique. A ce titre, il a été révélé, selon des statistiques officielles, que 97% des Sénégalais pourraient avoir accès à la téléphonie mobile sur la base d'une projection commerciale concernant le court terme. Avec l'annonce récemment du projet de câble optique sous-marin qui reliera l'Europe à l'Afrique sur une distance de 17 000 km, il est prévu que l'accès au haut débit est appelé à connaître un grand essor en Afrique dans les prochaines années, souligne la même source. Dans le même contexte, France Télécom étant à la tête d'un consortium de 20 partenaires, a annoncé, en juin dernier, la construction de ce câble sous-marin ACE (Africa Coast to Europe) qui reliera la France à l'Afrique du Sud pour un investissement colossal de 700 millions dollars. Sur son trajet, le câble sous-marin permettra de desservir une vingtaine de pays d'Afrique de l'Ouest via un accès direct pour les pays situés sur la côte ou via une connexion terrestre pour les autres pays, annonce l'étude de la BAD.

Fadhila B.

 

 

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EDITO

Il y a toujours la question du comment

l'obligation de retourner devant les institutions  financières internationales pour un autre programme d'ajustement structurel,  qu'on appellerait des réformes économiques, ne devrait pas être considéré comme une impossibilité, si venait à se produire  le cas le plus défavorable qui est la conjonction entre la durée de la faiblesse des cours du pétrole et de la récession économique dans le monde avec pour conséquence,  plus particulièrement pour notre pays, un faible flux des IDE.
il y aura certainement l'expression par tous d'une volonté de construire, de développer, de créer des emplois, d'améliorer le pouvoir d'achat des ménages, de densifier le tissu industriel par la promotion des PMI/PME. Mais, la question du comment sera de celle qui sera évitée car pratiquement tout aura été essayé dans le cadre du système actuel.
Sur quel  socle le Président veut-il fonder sa vision du futur algérien ?  En se référant aux mots clés contenus dans tous ses discours, il y a bien un futur pour la politique économique, un futur particulièrement de la croissance et donc de la relance. Il y a également un futur pour la réconciliation entre les institutions et les populations et un futur pour la réconciliation entre les entreprises et les travailleurs.
Il y a comme cible le programme présidentiel Mais, n'eut été  la manne créée par les envolées du prix du baril de pétrole, ce qui avait  permis de rembourser par anticipation une grande partie de la dette extérieure et une augmentation appréciable des réserves en devises, le choc aurait ressemblé à celui enregistré en 1986, avec l'impossibilité d'assurer en même temps le remboursement à échéance des dettes  que l'Etat a contractées et de continuer à importer même seulement les produits de consommation,  sans parler des dépenses d'équipement.
C'est devenu une tradition qu'en dehors des recettes pétrolières, les accords de libre échange ou plutôt les  échanges commerciaux  se traduisent plus particulièrement pour nous par la sortie des capitaux et par l'entrée des marchandises.  Si on tient encore compte des  sorties frauduleuses des capitaux, à l'image des fuites de devises enregistrées par la douane espagnole, on dira que la boucle est bouclée. Où en sommes-nous alors de la poursuite judiciaire contre ceux qui ont ainsi violé la loi  et les règlements ? Le président de la République a toujours insisté sur l'importance que doit prendre la production par  rapport aux importations. Sinon non, jusqu'à quand allons nous nous défendre en tenant compte quand même  d'une ressource dont personne ne maîtrise le cours. Quelle réponse aurait à lui donner le  gouvernement alors qu'il faudrait même anticiper sur une éventuelle  catastrophe qui verrait les cours des hydrocarbures descendre dangereusement? Pourquoi notre économie continue-t elle à dépendre d'une variable pas du tout maîtrisable?   Le fait donc que la décision de réduire les importations se soit traduite par l'interdiction des crédits, à la consommation, les populations en premier chef donnent plusieurs lectures à celle-ci  et pas toujours favorables au gouvernement, car elles ne perçoivent " la chose " qu'en fonction de leur marge de manœuvre financière.                
N.B.

 

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