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2010-07-28 |
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Céréales |
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La météo fait grimper le blé |
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Le blé, céréale essentielle dans l'alimentation des populations méditerranéennes en particulier, voit son cours grimper pour atteindre des sommets. Comme la semaine dernière, les conditions météorologiques ont dopé les cours du blé à Chicago. Les prix du blé ont atteint leur plus haut niveau depuis 13 mois jeudi à 6,10 dollars le boisseau. Les sources d'inquiétudes sont à chercher du côté des précipitations excessives au Canada ou encore des dix millions d'hectares de cultures détruits par la sécheresse en Russie (20% des cultures du pays). Le contrat de blé à échéance en septembre s'est établi à 5,9625 dollars le boisseau contre 5,8725 dollars une semaine auparavant, soit une hausse de 1,53%. A contrario, le contrat de maïs pour livraison en décembre a fini à 3,8450 dollars le boisseau (-5,59%) tandis que le contrat de graines de soja à échéance en novembre a clôturé à 9,8150 dollars le boisseau (-0,36%). Le Canada, plusieurs pays de l'Union européenne, l'Ukraine, le Kazakhstan, ont été confrontés soit à des pluies trop abondantes soit à de fortes chaleurs. Pour la première fois depuis 2007-2008, les stocks mondiaux de blé pourraient se réduire. En tout cas ces prévisions semblent se confirmer sur le terrain. Une série de problèmes sur l'offre liée à la météo" a soutenu le marché: "précipitations excessives au Canada qui ont découlé sur des niveaux élevés de surfaces non semées, un temps chaud dans certaines régions d'Europe et la sécheresse en Russie", a rappelé Sudakshina Unnikrishnan, de Barclays Capital, ajoutant que la possibilité que cela dure était élevée. Selon la ministre russe de l'Agriculture, Elena Skrynnik, quelque dix millions d'hectares de cultures ont déjà été détruits par la sécheresse en Russie, ce qui représente environ 20% des cultures du pays. "C'est l'évaluation des pertes des cultures de blé en Russie qui préoccupe le marché depuis deux semaines", a également rapporté Jason Roose, de US Commodities. "Toutefois, les courtiers européens continuent d'affirmer qu'ils ne sont pas à court de réserves pour les opérations de gré à gré", a-t-il précisé, les stocks actuels étant élevés. Cette situation aura un impact certain sur les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, premiers clients de l'Europe. Notons que l'Algérie compte réduire ses importations de blé dur en instaurant une taxe sur les céréales importées. Aussi, les statistiques établies par les services des douanes indiquent que, le volume des importations de blé a enregistré un recul passant de 1,6 million de tonnes au titre du premier trimestre de 2009 soit 658,6 millions de dollars à 1,5 million au cours de la même période de l'année courante pour un montant de l'ordre de 329,7 millions de dollars.
Dalila T. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Il y a toujours la question du comment
l'obligation de retourner devant les institutions financières internationales pour un autre programme d'ajustement structurel, qu'on appellerait des réformes économiques, ne devrait pas être considéré comme une impossibilité, si venait à se produire le cas le plus défavorable qui est la conjonction entre la durée de la faiblesse des cours du pétrole et de la récession économique dans le monde avec pour conséquence, plus particulièrement pour notre pays, un faible flux des IDE. il y aura certainement l'expression par tous d'une volonté de construire, de développer, de créer des emplois, d'améliorer le pouvoir d'achat des ménages, de densifier le tissu industriel par la promotion des PMI/PME. Mais, la question du comment sera de celle qui sera évitée car pratiquement tout aura été essayé dans le cadre du système actuel. Sur quel socle le Président veut-il fonder sa vision du futur algérien ? En se référant aux mots clés contenus dans tous ses discours, il y a bien un futur pour la politique économique, un futur particulièrement de la croissance et donc de la relance. Il y a également un futur pour la réconciliation entre les institutions et les populations et un futur pour la réconciliation entre les entreprises et les travailleurs. Il y a comme cible le programme présidentiel Mais, n'eut été la manne créée par les envolées du prix du baril de pétrole, ce qui avait permis de rembourser par anticipation une grande partie de la dette extérieure et une augmentation appréciable des réserves en devises, le choc aurait ressemblé à celui enregistré en 1986, avec l'impossibilité d'assurer en même temps le remboursement à échéance des dettes que l'Etat a contractées et de continuer à importer même seulement les produits de consommation, sans parler des dépenses d'équipement. C'est devenu une tradition qu'en dehors des recettes pétrolières, les accords de libre échange ou plutôt les échanges commerciaux se traduisent plus particulièrement pour nous par la sortie des capitaux et par l'entrée des marchandises. Si on tient encore compte des sorties frauduleuses des capitaux, à l'image des fuites de devises enregistrées par la douane espagnole, on dira que la boucle est bouclée. Où en sommes-nous alors de la poursuite judiciaire contre ceux qui ont ainsi violé la loi et les règlements ? Le président de la République a toujours insisté sur l'importance que doit prendre la production par rapport aux importations. Sinon non, jusqu'à quand allons nous nous défendre en tenant compte quand même d'une ressource dont personne ne maîtrise le cours. Quelle réponse aurait à lui donner le gouvernement alors qu'il faudrait même anticiper sur une éventuelle catastrophe qui verrait les cours des hydrocarbures descendre dangereusement? Pourquoi notre économie continue-t elle à dépendre d'une variable pas du tout maîtrisable? Le fait donc que la décision de réduire les importations se soit traduite par l'interdiction des crédits, à la consommation, les populations en premier chef donnent plusieurs lectures à celle-ci et pas toujours favorables au gouvernement, car elles ne perçoivent " la chose " qu'en fonction de leur marge de manœuvre financière. N.B.
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