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2006-11-12 |
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De notre envoyée spéciale à Ghardaia, Nassima Bensalem |
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Le joyau du M’zab ! |
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 De notre envoyée spéciale à Ghardaia, Nassima Bensalem
Ghardaïa, ville du M'zab, ne cessera jamais d'étonner le commun des mortels. Oasis qui se détache du désert, cette cité aux multiples visages est le berceau d'une civilisation ancestrale. Des atouts qui font de cette ville une destination touristique par excellence. Joyau du M'zab, Ghardaïa jouit d'impressionnants atouts qui l'on transformée en un lieu de pèlerinage pour les touristes étrangers qui veulent découvrir son architecture exceptionnelle et particulière des cités de la vallée. Mis à part sa particularité architecturale, son paysage émouvant, Ghardaïa recèle une grande richesse artisanale et traditionnelle qui représente une prépondérance tout aussi particulière, le tissage, la dinanderie d'art, la vannerie, la poterie, et la tapisserie qui est mise en valeur lors de chaque fête nationale du tapis. La vallée du M'zab, Metlili, El Menea, Zelfana, Beni Izguen, El Atteuf, Guerrara et Berriane… sont des villes qui forment une pentapole abritant des potentialités touristiques culturelles, thermales, et artisanales qui peuvent favoriser et promouvoir le tourisme culturel et de découverte, le tourisme thermal, le tourisme climatique, le tourisme de sport et de loisirs, le tourisme religieux, le tourisme scientifique et d'affaires. Ghardaïa c'est aussi une richesse en terme de faune et flore ; elle compte toute une variété animalière telle que le fennec, le renard, les gazelles, les vipères et le chacal. Le coté flore est très diversifié ; il est constitué particulièrement de palmiers dattiers. Mais le volet artisanat accapare la part du lion ; Ghardaïa compte en effet 31 chambres d'artisanat et de métiers, qui proposent toute une panoplie d'objets artisanaux, à savoir le fameux tapis fait de fil de laine ; un vrai chef-d'œuvre exécuté de manière différente, chaque tapis a une originalité. Tapis ras dit "Regma", autre "Nila" appelé communément "Gandoura Mozabite" ou encore tapis haute laine dit "du banc". La tapisserie figure parmi les activités artisanales essentielles à la vie citadine et agricole de la région ; les Mozabites excellent donc dans la production de ce produit. Cette tradition artisanale demeure l'un des meilleurs moyens d'expression artistique de la vie féminine au M'zab. Le tracé original du tapis, qui emploie une symbolique spéciale véhiculera le substrat socioculturel et historique de la région. Le cuir est très utilisé à Ghardaïa dans la confection de tapis, de mules, de récipients de refroidissement d'eau "Guerba" ou "Ajedid", "Azgaou" ou "Delwa". On peut trouver aussi des chaussures de modèles ancestraux, souliers de femmes dits "Telsana", des gaines de fusils, sellerie, gourdins, épées, et dagues. La production de fusils, pistolets et tremblons à poudre a aussi introduit la technique de réalisation de la poudre noire ; ces armes sont utilisées comme armes d'apparat dans les fantasias. Les souks à Ghardaïa proposent des objets fascinants faits à la main minutieusement, de vrais objets d'art, très prisés par les touristes étrangers et même nationaux. Ghardaïa est réputée par son commerce qui fait d'elle un pôle de l'industrie. Ghardaïa, un spectacle admirable qui envoûte les touristes
Ghardaïa a toujours attiré les touristes étrangers fascinés par son paysage envoûtant, nul ne peut être indiffèrent. Ces palmeraies font d'elle un musée à ciel ouvert. Les touristes étrangers viennent souvent ; passer le jour de l'an, les congés de Noël et de Pâques. Cette période est connue pour le flux de touristes européens qui ont une seule envie, découvrir le désert algérien plus important par son immensité et son panorama. Les cités ancestrales au nombre de sept, un peu comme les sept merveilles du monde, constituent une dignité pour Ghardaïa la mystérieuse ; ces Ksours appelés "Ighrmen" en mozabite sont très individualisés par leur harmonie architecturale, par le choix des couleurs continuent, de nos jours, de faire l'objet de beaucoup d'admirations des visiteurs étrangers, ces cités féeriques ont attiré dans le passé bon nombre d'architecte de renom tels que Le Corbisier, Ravereau, Pouillon… Le M'zab est aussi réputé pour ses nombreuses palmeraies soigneusement entretenues qui servent de lieux de retraite durant la saison chaude. Situées à quelques kilomètres des Ksours, elle comportent de nombreux ouvrages hydrauliques, barrages d'absorption, galeries souterraines et puits ; ensemble ils forment ce système ingénieux d'un partage équitable des eaux universellement connu. Les cités ancestrales ainsi que la vallée du M'zab, sont classées patrimoine culturel universel par l'Unesco en 1982.
La pentapole : Mecque des architectes
En sortant de la cité de Ghardaïa par la porte ouest, une vue panoramique de la cité s'offre aux visiteurs et d'après la légende, Cheikh Baba Ould Jema en remontant la vallée du M'zab aperçut une lueur sur ce col. En s'approchant, il trouva une femme de nom de Daya, habitant une grotte. Par la suite il épousa cette femme qu'on nomma plus tard Lalla Sahla. Plusieurs versions de la dénomination de la cité sont données par les historiens. Toutefois, d'après Cheikh Tfeych, le nom de la cité est lié à la grotte de Daya qui veut dire en arabe Ghar-Daya. Le souk de Ghardaïa est le plus grand de toute la région, il est entouré d'arcades protégeant des entrées de magasins en grande majorité de produits artisanaux. La placette est occupée le vendredi par des forains venant de tout le pays. Les rues dans la cité, comme dans toute la pentapole, sont en forme de pyramide et ce, pour des raisons de défense et aussi pour permettre à l'air frais venant du bas de la cité de rafraîchir les maisons. Une architecture qui a suscité un intérêt outremer tel que Ghardaïa a depuis des décades été surnommée la Mecque des architectes. La palmeraie de Ghardaïa comme toutes les palmeraies de la wilaya est constituée d'ensemble de vergers privés ou l'on trouve divers arbres fruitiers, en particulier des orangers, des citronniers, des grenadiers, des figuiers… La particularité de la palmeraie de Ghardaïa est sa rive gauche, partie la plus importante, dotée d'un système complet d'irrigation des eaux. Beni Izguen est l'une des cités de Ghardaïa, sa dénomination vient du fait que les premiers habitants de cette cité étaient les Ouled Annane dont l'un de leurs ancêtres s'appelait Izguen. Beni Izguen gardé jusqu'à nos jours son aspect architectural initial. On peut dire que c'est la cité la plus conservatrice de la vallée. La cité comporte quatre portes principales et des portes secondaires dites "Kharjates". Elle est entourée de tous les côtés d'un mur d'enceinte avec des bordjs à différents endroits. En sortant de la cité de Beni Izguen vers le nord est sur le flanc opposé de la vallée se trouve la cité de Mélika. Les rues sont en forme de pyramide ; la cité abrite plusieurs sites anciens dont le plus connu reste le mausolée de Cheikh Sidi Aïssa. Le visiteur peut admirer le minaret millénaire qui se dresse au milieu de la mosquée de la cité. L'Oasis de Metlili fût le berceau des Chaâmba, tribus Hilaliennes des Béni Hamyan, installées dans ces régions aux environs du 9e siècle. Les Chambas étaient surtout des éleveurs qui sillonnaient les pâturages entre Brezina et l'aval de l'oued Metlili. Dans cette vallée coule une source d'eau potable et une végétation importante. En allant encore plus loin vers l'Ouest à travers le désert rocailleux, le visiteur peut trouver le lac Mahroura, grande crevasse remplie d'eau lors des crues. Pour découvrir cette cité antique en toute sérénité, le visiteur peut faire appel aux nombreuses agences de voyage. Ces derrières proposent pour l'hébergement des maisons traditionnelles, des kheimas sahariennes et pour plus de confort les touristes peuvent descendre aux hôtels de la ville à savoir l'hôtel El Djanoub, le M'zab et les Rostomides… La majestueuse Ghardaïa ne pourra jamais être découverte à travers des écrits ou des paroles, l'idéal est de se déplacer et de constater de visu la magie du site qui vous ensorcelle toute votre vie.
N.B. |
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L'EDITION EN PDF |
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EDITO |
Il y a toujours la question du comment
l'obligation de retourner devant les institutions financières internationales pour un autre programme d'ajustement structurel, qu'on appellerait des réformes économiques, ne devrait pas être considéré comme une impossibilité, si venait à se produire le cas le plus défavorable qui est la conjonction entre la durée de la faiblesse des cours du pétrole et de la récession économique dans le monde avec pour conséquence, plus particulièrement pour notre pays, un faible flux des IDE. il y aura certainement l'expression par tous d'une volonté de construire, de développer, de créer des emplois, d'améliorer le pouvoir d'achat des ménages, de densifier le tissu industriel par la promotion des PMI/PME. Mais, la question du comment sera de celle qui sera évitée car pratiquement tout aura été essayé dans le cadre du système actuel. Sur quel socle le Président veut-il fonder sa vision du futur algérien ? En se référant aux mots clés contenus dans tous ses discours, il y a bien un futur pour la politique économique, un futur particulièrement de la croissance et donc de la relance. Il y a également un futur pour la réconciliation entre les institutions et les populations et un futur pour la réconciliation entre les entreprises et les travailleurs. Il y a comme cible le programme présidentiel Mais, n'eut été la manne créée par les envolées du prix du baril de pétrole, ce qui avait permis de rembourser par anticipation une grande partie de la dette extérieure et une augmentation appréciable des réserves en devises, le choc aurait ressemblé à celui enregistré en 1986, avec l'impossibilité d'assurer en même temps le remboursement à échéance des dettes que l'Etat a contractées et de continuer à importer même seulement les produits de consommation, sans parler des dépenses d'équipement. C'est devenu une tradition qu'en dehors des recettes pétrolières, les accords de libre échange ou plutôt les échanges commerciaux se traduisent plus particulièrement pour nous par la sortie des capitaux et par l'entrée des marchandises. Si on tient encore compte des sorties frauduleuses des capitaux, à l'image des fuites de devises enregistrées par la douane espagnole, on dira que la boucle est bouclée. Où en sommes-nous alors de la poursuite judiciaire contre ceux qui ont ainsi violé la loi et les règlements ? Le président de la République a toujours insisté sur l'importance que doit prendre la production par rapport aux importations. Sinon non, jusqu'à quand allons nous nous défendre en tenant compte quand même d'une ressource dont personne ne maîtrise le cours. Quelle réponse aurait à lui donner le gouvernement alors qu'il faudrait même anticiper sur une éventuelle catastrophe qui verrait les cours des hydrocarbures descendre dangereusement? Pourquoi notre économie continue-t elle à dépendre d'une variable pas du tout maîtrisable? Le fait donc que la décision de réduire les importations se soit traduite par l'interdiction des crédits, à la consommation, les populations en premier chef donnent plusieurs lectures à celle-ci et pas toujours favorables au gouvernement, car elles ne perçoivent " la chose " qu'en fonction de leur marge de manœuvre financière. N.B.
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