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Anniversaire de l'assassinat de Mohamed Boudiaf : Il y a 28 ans nous quittait tragiquement Tayeb El-Watani
 
 
Mise à jour : 30-06-2020
 
Par : saïd B.
 
Cela fait 28 ans qu'a eu lieu le lâche assassinat ,  en direct à la télévision, du président Mohamed Boudiaf. 
Appelé pour sauver la mère patrie, l'Algérie, le 16 janvier 1992, date de son retour au pays, Mohamed Boudiaf, de son nom de guerre Tayeb El-Watani, n'a vraiment pas eu le temps de réaliser l'espoir d' une jeunesse algérienne avide de liberté, mais surtout de considération et de respect, puisqu'il fut assassiné cinq mois plus tard. 
 
Et pour être plus précis cela s'est passé 166 jours après son retour en Algérie, avant d'être lâchement assassiné, vers 11H30, en pleine conférence à la Maison de la culture d'Annaba. L'assassin était un membre de la Garde présidentielle, M'barek Boumaarafi.
" Les autres pays nous ont devancés par la science et la technologie. L'islam… ", ce sont là les derniers mots prononcés par le défunt. Ces propos sont restés gravés dans la mémoire collective des Algériens, consternés par le meurtre d'un symbole de la Révolution algérienne et d'un " Homme d'Etat " qui a fait de la lutte contre la corruption, sa priorité. Mohamed Boudiaf a été , par ailleurs, le premier chef d'Etat algérien à dénoncer et à s'en prendre  à ce qu'il a qualifié de " mafia politico-financière " et à rappeler que l'ennemi d'hier est l'ennemi d'aujourd'hui ".Il a montré de fait que la lutte contre la corruption par le haut et par le bas est une affaire nationale qui intéresse tous les Algériens et qu'elle correspond à un certain type d'une nouvelle expérience politique : une certaine manière d'intégrer la société, la jeunesse en singulier dans cette nouvelle culture de transparence et en rapport avec une vision du bien commun, et de lier, pour chaque citoyen, un appel inédit à l'émancipation.  Mais, il n'avait pas eu le temps de concrétiser ce qu'il envisageait à son Algérie de toujours puisqu'il a été assassiné froidement le 29 juin 1992.  
"Ce jour funeste restera gravé dans ma mémoire et celle de beaucoup d'Algériens qui ont ressenti un immense gâchis, parce que l'espoir qu'a suscité Mohamed Boudiaf venait de s'envoler pour laisser l'Algérie à des lendemains incertains, avec le résultat qu'on connaît, avait alors déclaré son fils Nacer. 
L'histoire retiendra à jamais cet espoir qu'a suscité Mohamed Boudiaf qui, après des années d'exil au Maroc, avait accepté de retourner au pays à l'appel d'un autre devoir des plus importants : sauver le pays en pleine tourmente de ces années noires. Il a répondu à l'appel de son pays pour lequel il a combattu l'armée coloniale française pour le sauver  de la crise socio-politique dans laquelle il allait de retrouver.
Cela s'est passé, au lendemain de l'arrêt du processus électoral pour faire barrière au Fis dissous, ainsi qu'au lendemain de la démission du président Chadli Bendjedid, en janvier 1992.
Le Haut-comité d'Etat appelle donc ce digne fils de l'Algérie combattante pour prendre les destinées du pays en l'absence d'un président.
 
Bref parcours du militant Boudiaf
Né le 23 juin 1919 à M'sila, le moudjahid Mohamed Boudiaf avait adhéré au Parti du peuple algérien (PPA) après les massacres du 8 mai 1945, devenant un leader à l'Organisation spéciale (1947-1950). De juin 1953 à février 1954, il est chargé de l'organisation de la Fédération de France du MTLD. En mars 1954, il forme le CRUA et est élu, en mai de la même année, responsable national du premier Comité révolutionnaire dont les membres furent désignés par lui-même. Quelques mois plus tard, le 23 novembre de la même année, il sera l'un des six chefs à décider de la lutte armée.
Le 22 octobre 1956, il est arrêté lors du détournement de l'avion de Rabat et reste emprisonné jusqu'au 19 mars 1962. Mohamed Boudiaf fut membre de tous les CNRA, et à titre honorifique du CCE, ministre d'Etat dans les deux premiers GPRA et vice-président au sein du troisième.
Il est membre du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), au poste de ministre d'État de 1958 à 1961 puis vice-président jusqu'en 1962, il entre en opposition contre les premiers régimes mis en place à l'indépendance.
A partir de 1972, il se déplace entre la France et le Maroc en activant pour son parti, le P.R.S. et en animant la revue El Djarida.
En 1979, après la mort de Houari Boumediene, il dissout son parti : le Parti de la Révolution Socialiste (P.R.S.) qu'il a créé le 20 septembre 1962.
Il s'exilera par la suite au Maroc durant 28 ans en se consacrant à ses activités professionnelles en dirigeant à Kénitra au Maroc une briqueterie.
Le 14 janvier 1992, après la démission du Président Chadli Benjedid, il devient Président du Haut Comité d'Etat. Mais l' " espoir " de la Jeunesse algérienne a été lâchement assassiné le 29 juin 1992 en plein discours officiel, au Centre culturel d'Annaba, lui, qui était porteur d'une nouvelle vision de reconstruire l'Algérie avec un Islam de tolérance et de fraternité réconciliant tous les Algériens. Le sous-lieutenant du Groupement d'intervention spécial (GIS), Lambarek Boumaarafi, est le tueur présumé. La commission d'enquête gouvernementale instituée à l'époque pour faire la lumière sur cet assassinat politique avait, d'ailleurs, retenu la thèse de "l'acte isolé" motivé, avait-elle expliqué, par des considérations religieuses du garde.
 S. B.
 
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