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Vague de chaleur et pandémie : Une saison estivale 2020 pas comme les autres
 
 
Mise à jour : 04-08-2020
 
PAR : Saïd B. La vague de chaleur qui sévit à travers la majorité des wilayas du pays fait penser directement à la plage pour se rafraîchir. Mais, la situation de la peur de la propagation de la pandémie du coronavirus fait que d'aucuns savent pertinemment que désormais, la saison estivale 2020 ne sera plus la même. D'ailleurs, elle ne l'est plus depuis que la décision des autorités publiques de procéder au confinement même partiel dans les différentes wilayas et communes du pays à cause de la propagation du coronavirus. Et il faut bien préciser que cette fois-ci, la vague de chaleur d'ailleurs prévisible s'est mêlée d'une manière " anormale " et c'est ce qui a poussé les estivants à se diriger vers les plages. Par ailleurs, il est important de rappeler que cette vague de chaleur a été bien prévisible puisque au début du mois de juin dernier, les prévisions saisonnières de l'Office nationale de météorologie (ONM) indiquaient que des températures élevées allant globalement de la "normale à au-dessus de la normale" sont prévues cet été (juin-juillet-août), en particulier dans les régions côtières, en raison notamment du "déficit pluviométrique" enregistré durant l'hiver et le printemps derniers. Les températures prévues pour la saison estivale "devraient être globalement supérieures aux normales à l'échelle du trimestre sur le sud de l'Europe ainsi que le sud de la Méditerranée", a indiqué à l'APS le directeur du Centre climatologique national (CCN), qui relève de l'ONM, Salah Sahabi-Abed. Il a précisé que "les prévisions consensuelles élaborées dans cette analyse sont issues des résultats des prévisions tournées à Météo Algérie et celles issues de l'ensemble des modèles des centres climatiques des pays de la Méditerranée activant dans le cadre du groupement MEDCOF auquel participe l'Office national de météorologie". "D'après les résultats, les modèles de prévisions saisonnières prolongent le scénario des prévisions précédentes de la saison hivernale décembre-janvier-février et printanière mars-avril-mai, qui a prévu avec une unanimité remarquable, des conditions de températures anormalement chaudes sur la Méditerranée et l'Algérie et des cumuls pluviométriques saisonniers en dessous à proche de la normale sur l'ensemble des régions du littoral algérien avec 80% de chance", a-t-il observé. A cet effet, le climat sur le sud de l'Europe et la Méditerranée "devrait en moyenne être plus chaud et plus sec que la normale, sur la saison estivale", selon ces prévisions. L'anticyclone des Açores (zone de hautes pressions qui se manifeste au nord de l'océan Atlantique) "devrait être plus développé qu'habituellement en s'étendant sur l'Europe", a indiqué le directeur du CCN, ajoutant qu'en raison du déficit pluviométrique enregistré durant les deux précédents trimestres (l'hiver et le printemps), "ces situations anticycloniques prévues de se manifester au-dessus d'un sol sec pourraient augmenter le risque de vagues de chaleur". "La vigilance reste donc de mise", a-t-il prévenu, "puisque les températures estivales sont prévues d'être anormalement chaudes au-dessus de notre région, ce qui pourrait constituer un danger sur le plan de santé et de confort humain, notamment pour les personnes vulnérables et les malades chroniques". Et donc en plus de cette vague de chaleur, il faut bien prendre en compte ce risque de propagation du coronavirus. Cette situation sanitaire très dangereuse n'a pas empêché les citoyens de se diriger vers les plages pour ne serait-ce qu'humer cet air main si rafraîchissant. Des mesures sanitaires font que des patrouilles de policiers ou de gendarmes ont été mobilisées pour interdire la baignade dans les différentes plages de la capitale. Comprenant parfaitement la situation, on laisse bien les petits se mettre dans l'eau, mais sans toutefois leur permettre de nager. Ainsi, on voit bien des familles venir s'installer dans les différentes plages pour permettre aux jeunes de " changer d'air " et ainsi lutter aussi bien contre la pandémie du coronavirus mortel et d'autre part pour lutter contre cette routine qui nuit au mental aussi bien des jeunes que des adultes. D'ailleurs dès le mois de mai et surtout juin, des campagnes de sensibilisation contre les risques de propagation de l'épidémie du coronavirus ont été lancée par la Gendarmerie nationale ainsi que la Protection civile et la police à travers plusieurs plages, où une affluence des estivants a été enregistrée. Les mesures sanitaires doivent être très bien appliquées pour éviter toute possibilité de propagation du virus d'autant que la chaleur caniculaire favorise parfaitement cette propagation du coronavirus. Il est bien remarquable que des vagues d'estivants déversent sur les plages ces derniers jours au moment où les services de sécurité ont intensifié leurs opérations de sensibilisation visant à endiguer la propagation du nouveau coronavirus. L'affluence grandissante des vacanciers sur les plages a donc bien incité plusieurs institutions voire associations et citoyens à procéder à des opérations de sensibilisation pour se prémunir contre la Covid-19 notamment la distanciation sociale et le port de la bavette. Des services de sécurité, des éléments de la Gendarmerie nationale ou des policiers se sont rapprochés des baigneurs pour expliquer la manière à travers laquelle le coronavirus se propage, les moyens de prévention contre la contamination tout en insistant sur la nécessité de se conformer aux mesures de la distanciation sociale, rappelant l'interdiction de rassemblements. D'habitude et avant cette épidémie du coronavirus, des plages étaient déjà bondées de monde et on ne trouvait même pas une petite place pour s'y mettre devant ce déferlement des estivants avec leurs parasols et autres tables et chaises pour se rafraîchir dans les différentes plages. Mais, force est de reconnaître que pour le moment, une chose est sûre : la saison estivale n'est plus la même et ne le serait certainement pas avant de trouver un vaccin bien capable d'annihiler toute propagation de ce virus mortel plus connu sous son nom de COVID-19. S. B.
 
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