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L'Algérie face aux nouvelles mutations énergétiques en Méditerranée, à la concurrence et la baisse drastique du cours du gaz naturel
 
 
Mise à jour : 09-08-2020
 
 
En cette période où dominent les réseaux sociaux et l'information en temps réel, nos responsables doivent avoir une communication transparente, pour la crédibilité du pays,  surtout sur un dossier sensible qui engage la sécurité nationale, les hydrocarbures, procurant 98% des recettes en devises au pays. Selon la majorité des experts internationaux en  énergie une OPEP /GAZ n'est pas pour demain du fait de la segmentation du marché -gaz et de la prépondérance des canalisations avec un objectif régional . 
 
L'objet de cette présente contribution, par un discours de vérité, analyse  les impacts des mutations gazières mondiales sur l'Algérie où la concurrence est acerbe et  le prix de cession du gaz a connu une   baisse de plus de 75% en 10 ans et procurant 33% des recettes de Sonatrach
 Les pays de la méditerranée sont tous confrontés au problème de la sécurité énergétique. Il s'agit avant tout de renforcer la coopération notamment dans le domaine énergétique, étant un élément fondamental de l'activité économique, un facteur de sécurité humaine, pouvant représenter un lien très fort entre le nord et le sud de la Méditerranée.  Comme le note justement mon ami, le professeur Jean Louis Guigou, Délégué de l'IPIMED,  il faut faire comprendre que, dans l'intérêt tant des américains que des Européens et de toutes les populations sud méditerranéennes, les frontières du marché commun de demain, les frontières de Schengen de demain, les frontières de la protection sociale de demain, les frontières des exigences environnementales de demain, doivent être au sud du Maroc, au sud de la Tunisie et de l'Algérie, et à l'Est du Liban, de la Syrie, de la Jordanie et de la Turquie passant par une paix durable au Moyen Orient les populations juives et arabes ayant une histoire millénaire de cohabitation pacifique.  La situation géographique de l'Europe et la Méditerranée, est un couloir de transit important pour les marchés mondiaux de l'énergie et important carrefour pour les marchés énergétiques mondiaux.  L'énergie apparaît donc aujourd'hui comme un puissant facteur de coopération et d'intégration entre les deux rives de la Méditerranée. 
Le climat et l'énergie peuvent donc fournir le lien structurant qui permettra non seulement de concrétiser l'orgueil culturel méditerranéen dans la conception et la réalisation d'une suite de projets concrets, mais aussi de préparer l'élaboration d'un concept stratégique euro-africain. Mon ami ,le polytechnicien  Jean Pierre Hauet de KP Intelligence ( France)  note avec justesse  que " les marchés de la filière énergie - situation et perspectives que c'est que depuis à peine 10 ans, la scène énergétique s'anime à nouveau en Méditerranée avec au moins trois grands champs de manœuvre dont il est intéressant d'essayer de comprendre les tenants et d'anticiper les aboutissants. Il y aurait  trois théâtres d'opérations. 
Le premier théâtre est celui des énergies renouvelables (éolien, solaire à concentration, photovoltaïque) qui s'est caractérisé par le lancement de grandes initiatives fondées sur l'idée que le progrès technique dans les lignes de transport à courant continu permettrait de tirer parti de la complémentarité entre les besoins en électricité des pays du Nord et les disponibilités en espace et en soleil des pays du Sud. On parlait alors de 400 M€ d'investissements et de la satisfaction de 15 % des besoins européens en électricité. Aujourd'hui le projet Desertec est plutôt en berne, du fait notamment du retrait  de grands acteurs industriels, Siemens et Bosch, et du désaccord consommé  entre la fondation Desertec et son bras armé industriel la Desertec Industrial Initiatitive (Dii). 
La Dii poursuit ses ambitions d'intégration des réseaux européens, nord-africains et moyen-orientaux, cependant que la Fondation Desertec semble à présent privilégier les initiatives bilatérales au Cameroun, au Sénégal et en Arabie Saoudite. Le deuxième théâtre d'opérations est plus récent : il a trait à la découverte à partir de 2009, de ressources pétrolières et gazières en off shore profond, dans le bassin levantin en Méditerranée Est. Israël est le premier à avoir fait état de découvertes importantes sur les gisements de Dalit, Tamar et plus récemment de Léviathan. Ce dernier gisement, localisé sous la couche de sels messinienne, semble très important. Des forages sont en cours afin d'aller explorer les couches encore plus profondes qui pourraient contenir du pétrole. Chypre  et la Grèce ont également trouvé des réserves apparemment considérables de gaz, toujours dans le même thème géologique qui était resté largement inexploré jusqu'à présent. Toujours selon l'auteur, Chypre, la Grèce et Israël ont reconnu leurs zones économiques exclusives en Méditerranée et le 8 août 2013 ont signé un mémorandum sur l'énergie qualifié d'historique, incluant notamment la construction d'une usine de GNL à Limassol et réalisation d'un câble de 2 000 MW entre Chypre et Israël. 
Le troisième théâtre d'opérations a trait à la prospection et à la mise en valeur éventuelle des gaz de schiste dont le premier producteur sont les Etats Unis d'Amérique qui ont réussi à réduire depuis quelques  années les couts d'environ 50% les grands gisements sont rentables à un cours variant entre 35//40 dollars et les marginaux, un cours  de 50/60 dollars. En 2018, selon l'AIE nous avons la répartition suivante  33,1 % de pétrole, 27,0 % de charbon, 24,2 % de gaz naturel, 4,3 % de nucléaire et 11,5 % d'énergies renouvelables (hydroélectricité 6,5 %, éolien 2,2 %, biomasse et géothermie 1,0 %, solaire 1,1 %, agro-carburants 0,7 %). Concernant le,   gaz naturel se trouve sous la surface de la Terre et se compose principalement de méthane et d'autres hydrocarbures. Il est principalement utilisé pour la production d'électricité, le chauffage et comme gaz de cuisson. Le gaz peut également être utilisé pour la climatisation, l'éclairage et comme carburant de remplacement pour les véhicules.  . Le gaz naturel est considéré comme l'un des combustibles fossiles les plus propres car il émet moins de carbone (environ 50 % de moins que le charbon) et d'autres polluants comme les oxydes de soufre et d'azote. Nous avons deux  types de gaz naturel sur le marché à savoir le gaz naturel et le gaz naturel liquéfié. Le gaz naturel est issu des combustibles fossiles et est composé de matières organiques en décomposition qui sont rejetées dans le sol depuis plusieurs centaines de millions d'années et est acheminé à travers les canalisations. Nous avons le   gaz naturel liquéfié quant à lui est un gaz naturel qui a été changé à l'état liquide de manière à le transporter et le stocker plus facilement. En effet, les gisements de gaz naturel étant souvent éloignés d'une grande partie des consommateurs de cette énergie, son transport à l'état gazeux est risqué et coûte cher. Aussi et en le refroidissant, il est possible de le transformer en gaz naturel liquide,  Il existe deux marchés principaux sur lesquels s'échange le gaz naturel mondial. Le plus important est le NYMEX ou New-York Mercantile Exchange situé aux Etats-Unis, et le second, le NBP ou National Balancing Point de lIPE ou International Petroleum Exchange situé à Londres. Il existe d'autres marchés plus petits comme le TTF des Pays-Bas ou celui de Zeebruge en Belgique. 
Entre  2018/2019 ,avant l'épidémie du coronavirus ,  selon  Cedigaz, la demande a  augmenté  renforçant  sa place dans le mix énergétique. En 2018, les flux internationaux de GNL ont représenté un volume estimé provisoirement à 311 Mt, selon  Cedigaz, en hausse de 8,5 % par rapport à 2017. Le GNL représente aujourd'hui un tiers des échanges gaziers,  la croissance des importations de GNL a été concentrée en Asie du nord-est (Chine et Corée du Sud), où le gaz joue un rôle accru pour la production d'électricité et le chauffage. La Chine contribue le plus fortement à la croissance de la demande de GNL mondiale, avec plus de 60 % de l'augmentation totale des échanges.  Les réserves mondiales prouvées  sur un total de  197.394 milliards de mètres cubes gazeux( données de 2018/2019)  nous avons par ordre décroissant :  Russie 47.800 milliards de mètres cubes, Iran 33.500, Qatar 24.300, USA 8.714 , Arabie saoudite 8.602, Turkménistan 6061, Venezuela 5702, Nigeria 5.284,  et Chine 5.194 et pour l'Algérie  entre 2500 et 3000 selon la déclaration de l'actuel ministre de l'Energie avant sa nomination et le communiqué du conseil des ministres de 2014, les données de 4500 étant celles de BP des années 2000. Les 10 principaux pays producteurs de gaz naturel par ordre décroissant  sont. la Russie  qui  représente à elle seule 20 % de la production mondiale de gaz naturel et est également le plus gros exportateur, au deuxième rang avec la révolution du gaz de schiste étant devenu exportateur en Europe, les  États-Unis d'Amérique, puis vient le Canada ( troisième position) le Qatar quatrième position, l'Iran  ayant été déclassé suite aux sanctions américaines, suivi de la Norvège, la Chine, l'Arabie Saoudite, et l'Algérie qui voient en neuvième position.  
Ces données doivent être interprétées avec précaution car on peut découvrir des milliers de gisements,  mais non rentables  selon les normes financières fonction des coûts d'exploitation et de l'évolution du prix international lui-même fonction de la demande et  de  la concurrence des énergies substituables   Quant à certains experts qui parlent d'un  marché OPEP gaz à l'image de l'OPEP pétrole, il y a lieu de souligner que le marché du gaz n'est pas en  en ce mois d'aout  2020, un marché mondial mais un   marché segmenté par zones géographiques alors que le marché pétrolier est homogène, du fait de la prépondérance des canalisations, étant  impossible qu'il réponde aux mêmes critères, la solution étant une coopération au sein  du FPEG qui est constitué de 11 pays membres (5 en Afrique (Algérie, Égypte, Guinée équatoriale, Libye, Nigéria) -2 au Moyen-Orient (Iran, Qatar) ;-3 en Amérique du Sud (Bolivie, Trinité-et-Tobago, Venezuela)  et la Russie, 9 pays non-membres ayant  un statut d'observateur : l'Angola, l'Azerbaïdjan, les Émirats arabes unis, l'Irak, le Kazakhstan, la Malaisie, la Norvège, Oman et le Pérou,  les États-Unis, un des premier producteur mondial de gaz, ne font en revanche pas partie du FPEG. 
Pour arriver un  jour à un marché du gaz qui réponde aux normes boursières du pétrole (cotation journalière) , il faudrait que la part du GNL passe de 30%  à plus de 80%.  D'ici là, car les investissements sont très lourds,  tout dépendra de l'évolution   entre 2020/ 2030/2040,  de la demande en GNL qui sera fonction  du nouveau modèle  consommation énergétique  mondial qui s'oriente  vers la transition numérique et énergétique avec un accroissement de la part du renouvelable, de l'efficacité énergétique  et entre 2030/2040 de l'hydrogène  déclasserera   une grande part de l'énergie transitionnelle.
A. M.
 
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