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Samia Amel Benaissa, observatrice dans le domaine des micro-entreprises au " Maghreb de l'Economie " : " Les start-up d'aujourd'hui pourraient tre ...
 
 
Mise à jour : 19-10-2020
 

Par : med wali

Afin d'encourager les jeunes porteurs d'idées innovantes, le gouvernement compte entreprendre plusieurs mesures pour accompagner et encourager la création de micro-entreprises, à même de relancer l'économie nationale hors hydrocarbures. 
Dans sa contribution, Mme. Samia Amel Benaissa, observatrice très attentive de l'entreprise en général et des start-up en particulier, nous a expliqué la nécessité de l'accompagnement de ces jeunes porteurs d'idées innovantes pour que les chances de réussir le passage des Start-up en entreprises, soient plus grandes. D'après notre experte, un bon encadrement est un  processus à plusieurs phases jusqu'à maturation du projet. Ainsi il devient entreprise avec tout les défis de celles-ci pour se positionner sur son marché-cible. 
 
 
Mme. Benaissa avoue que des jeunes algériens sont très talentueux, leurs idées peuvent constituer une force industrielle pour l'économie nationale. Il faut juste leur assurer un environnement approprié où ils peuvent laisser libre cours à leur imagination créative.
 Notre invitée poursuit en confirmant que " les start-up constitueraient désormais le tissu industriel de demain, et le booster de la relance économique nationale hors hydrocarbures ".
 Elle poursuit en disant que l'initiative du Gouvernement, convaincu de l'importance des Start-up, est très prometteuse si elle est suivie d'une feuille de route qui montrera ce que l'on fait de l'autre côté, en apprenant à bien " coacher" le " start-uper ". Cela lui permettra de réussir à mener à bon port son projet et devenir réellement une entreprise productive, capable d'intégrer le tissu industriel national. 
Notre invitée revient sur la définition de la start-up (concept anglo-saxonne) pour insister sur le fait que la réalisation des start-up comprend beaucoup de risques et l'échec ne doit, en aucun cas, être la fin. Bien au contraire le jeune doit être suffisamment conscient que ce n'est que le début et sa volonté doit être au dessus de toute autre considération financière soit-elle, bureaucratique ou autre. La start-up est donc une idée, un projet qui doit offrir aux jeunes un espace d'apprentissage de ce qu'est l'entreprise dans un marché local ou international. Ainsi les incubateurs sont ces espaces et leurs responsabilités est cruciales. Ils ne doivent en aucun cas se comporter comme une administration passive,  ils doivent créer les conditions dynamiques où les jeunes interagissent et apprennent à être les chefs d'entreprise et/ou des leaders de demain ou rester des innovateurs et des chercheurs scientifiques, maillon fort du développement économique.
 
 
Des start-up sont devenues de grandes entreprises à l'échelle mondiale
 
On ne peut pas parler des start-up en Algérie sans évoquer les efforts du Conseil d'affaires algéro-américain avec ses diverses initiatives. Plusieurs fois, des Algéro-Américains sont rassemblés pour apporter leurs soutiens et formation aux jeunes étudiants désireux de connaître le monde de l'entreprise. 
Ces intervenants algéro-américains ont tous expérimenté la vie des start-up et pour certains d'entres eux, ont réussi à sceller des partenariats avec des grandes compagnies américaines. Parmi eux aussi, ceux qui sont aujourd'hui des Business " angels", à la recherche d'idées innovantes, porteuses de solutions à des problèmes pratiques, de l'entreprise. 
La micro-entreprise issue d'une idée innovante peut être vendue ou intégrer directement le réseau industriel du pays d'origine. Le jeune porteur, peut donc, être partie prenante ou propriétaire, cela dépend des conditions qui l'entourent. 
La start-up doit enfanter un service ou un bien qui doit trouver sa place sur le marché local et/ou international. Sans ça, elle demeurera sans résultat. A mon avis, le jeune créateur et porteur d'idées innovantes doit toujours être motivé dans le sens de la recherche scientifique, qui assure à l'entreprise d'être concurrentielle. Le porteur d'idées doit se trouver dans son environnement, qui lui procure l'énergie et le confort nécessaires pour rêver et créer. Les fonctionnalités de l'entreprise et ses soucis financiers, ne doivent pas le déranger, il y a tout un ensemble de ressources pour s'occuper de toutes les questions liées à l'entreprise sans causer la rupture entre le jeune et son imagination créative.
 
Les aspects financiers, des obstacles pour les start-up   
 
 " Il me tient vraiment à cœur de dire qu'il ne faut pas trop mêler les questions financières, qui sont, sans doute très importantes, pour l'entreprise, à l'aspect purement créatif qui constitue la base de l'innovation chez un jeune. Il ne doit pas se laisser "impressionné" par les questions d'argent, qui sont du ressort des spécialistes"... 
Je suis pour la création d'un fonds pour permettre aux incubateurs de mieux accompagner et orienter ces start-up. Ces incubateurs sont donc les espaces légitimes où la ressource financière doit être consacrée pour offrir aux jeunes ce dont ils ont besoin pour avancer et permettre à leurs idées de sortir de l'œuf...et devenir une entreprise créatrice d'emploi et apporter de la valeur ajoutée à l'économie nationale. 
 
Les incubateurs sont les couveuses des idées innovantes 
 
Appuyant ses propos par un exemple, Mme. Amel Benaissa évoque le modèle de Belgacem Haba, une fierté pour l'Algérie qui l'a enfanté et formé et les  Etats-Unis d'Amériques, où il a grandi professionnellement. Il a voulu créer ce que ses amis Algériens ont appelé "Institut HABA". Une sorte d'incubateurs à plusieurs paliers par lesquels le jeune porteur d'idées doit passer pour, à la fois, juger de l'utilité de son projet mais aussi le former à toutes les fonctions de l'entreprise, à commencer par le Business Plan. Des comités scientifiques sont désignés à plus d'un niveau pour rapprocher l'idée innovante de la réalité du marché et rendre le verdict. Le verdict qui nous dira si l'idée en maturation peut être réellement l'entreprise de demain pour un marché donné.  
L'invitée, cite aussi Mustapha BAHA, Krimo et d'autres encore bien nombreux comme exemples d'une Algérie, elle-même productrice des porteurs d'idées et d'espoirs aussi. Tous ont connu le Conseil d'affaires algéro-américain et son ambition de les réunir pour apporter leur contribution dans l'édification d'une Algérie tant … rêvée. Je souhaite que les jeunes algériens puissent se concentrer sur ce qui fera la force de l'entreprise de demain: sur le développement et la recherche. Explique notre interlocutrice.
 
Les start-up peuvent former le tissu industriel  
 
 " L'Algérie a enfanté des jeunes avec de grands talents. Ils ont des profils singuliers avec des capacités de défis extraordinaires. Cependant, ils ont grand besoin d'être conseillés, orientés pour apprendre et à anticiper le lendemain et prévoir des solutions. Les intentions du Gouvernement algérien vont aujourd'hui dans ce sens. Le principal levier est le choix des acteurs compétents pour prendre en charge cette dynamique "start-up" et équilibrer les phases de celles-ci jusqu'à leur développement en entreprises.
Questionnée sur la valeur ajoutée qui pourrait être apportée par les start-up, notre experte dira que " Je suis convaincue que les start-up peuvent apporter à l'Algérie le développement économique souhaité, il faut, cependant passer par les phases développées ci-haut. 
Toutes les difficultés que nous avons traversées ces derniers temps, sont des défis qu'on a réussi à dépasser et que tout le monde peut constater que l'Algérie a bien géré plusieurs situations délicates. Il faut donc, préparer ces start-up à mettre les chances de leur côté pour que demain sera meilleur avec un développement qui vient de l'intérieur du pays avec la curiosité d'apprendre de celui qui est pionnier dans le monde. Ces entreprises, seront alors, celles qui prendront le flambeau pour hisser le pays vers les plus grands sommets.  
 
L'Etat connaît l'importance du projet
Concernant la création d'un ministère dédié aux start-up, Mme. Amel Benaissa dira que " cela dénote l'importance de ce projet que le Gouvernement compte prendre en charge. Le ministère lui-même peut être un incubateur. A mon sens, c'est toute son importance. 
La proximité avec les jeunes pourrait lui donner plus de poids pour faire observer le respect des règles et la transparence dans le choix des vrais projets "Start-up". Designer des comités scientifiques, pour orienter les idées innovantes, les accompagner et veiller à leur bonne marche est franchement une garantie de la réussite du projet et la raison d'être du ministère.
Surtout que le ministre, en lui-même connaît parfaitement la question des start-up, et peut professionnellement organiser, coordonner et canaliser toutes les forces innovatrices dans le sens d'un réel développement. Un porteur de projet n'est pas obligé d'être un chef d'entreprise ou un manager, il doit, par contre, être entouré d'une équipe de connaisseurs de l'entreprise pour éviter de subir le lendemain.
M.W.

 

 
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