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Pour faire face la crise : Une nouvelle approche conomique et financire
 
 
Mise à jour : 12-10-2017
 
La crise des prix du baril de pétrole sur le marché mondial, les difficultés de trésorerie qui en découlent pour l'Algérie au regard de la baisse de ses revenus tirés de la manne des hydrocarbures n'ont pas assoupli la volonté du gouvernement d'aller encore plus loin dans la voie du progrès et du bien-être. L'analyse des conséquences de cette crise sur l'économie nationale s'est imposée afin de faire la distinction entre les effets à court et long termes. Au cours de ces trois dernières années, ils ont réduit la croissance économique du pays. La vraie question n'est pas de savoir si l'Algérie est touchée par la " crise mondiale ", qui est en fait la crise générale de la mondialisation, mais si le système national économique permet de mieux supporter ses conséquences, auxquelles le pays n'échappera pas entièrement, comme tous les pays qui ont une économie ouverte et dépendante des hydrocarbures.
 
Efficacité économique et équité sociale
Touchée par la crise, l'Algérie l'est, " mais nous ne sommes pas nous-mêmes en crise ". Ainsi s'exprimait, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, en réponse au Parlement. Cette opinion est largement confirmée par le Plan d'action du gouvernement, qui, grâce à une analyse d'une remarquable précision, aspire à sauvegarder et à consolider la dynamique de croissance développée durant les dernières années, tout en veillant à préserver  et à affiner la politique de justice sociale. 
Une nouvelle approche du développement qui concilie l'efficacité économique et l'équité sociale. Dans cet esprit, le gouvernement, conscient des limites d'une stratégie de croissance assise principalement sur la seule dépense publique, marque sa détermination à transformer le " régime de croissance " en l'orientant vers le développement des secteurs productifs de richesses et de valeur ajoutée et d'emploi, gage de diversification de l'économie nationale fortement dépendante des hydrocarbures. En effet, l'Algérie résiste depuis trois années à l'effondrement de ses recettes d'exportations des hydrocarbures ainsi qu'à une baisse de plus de 50 % des revenus de la fiscalité pétrolière. Une résistance qui a été possible grâce aux mesures financières  prises par le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika. Des mesures qui ont entrepris à promouvoir le développement durable sous le chapiteau de la sauvegarde de l'indépendance financière du pays loin des injonctions du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque mondiale (BM). Des mesures qui ont consolidé l'enchaînement des performances et ce, en dépit des chocs externes. La vision partagée de cette nouvelle approche du développement fait dire au gouvernement qu'il adoptera une démarche budgétaire rénovée adossée à une stratégie de diversification de l'économie nationale visant à asseoir une croissance soutenue et viable dans laquelle un rôle prépondérant sera conféré aux micros, petites, moyennes entreprises et start-up, dont le retour sur l'investissement et l'impact sur la création de richesses et d'emplois sont plus rapides. Dans ce cadre, des adaptations budgétaires graduelles et une meilleure maîtrise des dépenses publiques seront opérées en replaçant les dépenses à des niveaux normatifs afin d'assurer la soutenabilité de la politique budgétaire, tout en préservant le caractère  social de l'économie nationale ". 
 
Exercice de mise en cohérence
Ici, il s'agit pour le gouvernement de mettre un exercice de mise en cohérence de qui est dans le texte de la Loi de finances 2018 avec les annonces et les engagements contenues dans son plan d'action. A ce sujet, il est évident que la Loi de finances 2018, est tout à fait en cohérence avec les éléments stratégiques du plan d'action du gouvernement. Pour preuve, une révision des mécanismes d'élaboration, de composition, de suivi et de financement du programme d'équipement sera entreprise visant la réhabilitation des principes de " rendement de l'investissement " et de son efficacité, la réallocation des ressources budgétaires vers les facteurs clés d'une croissance endogène, la diversification des sources de financement sur une base transparente. 
Pour le budget de fonctionnement, l'effort de rationalisation préservera les dépenses incompréhensibles, tiendra compte des spécificités de chaque secteur permettant de préserver le bon fonctionnement des services et la couverture en termes de transferts sociaux aux populations démunies ainsi que les produits et services de base. Aujourd'hui, en dépit de la crise actuelle, l'Algérie avec une taille illimitée de ses ressources naturelles immenses, d'une population jeune, l'Algérie est capable d'édifier à grands pas une société économique très avancée, s'appuyant sur un développement conjoint de l'industrie et de l'agriculture, induisant un développement social et culturel, avec, au centre du travail et du renouveau national, toujours, l'impératif invariable : " Tout au nom du citoyen, tout pour le bien du citoyen ". Mais sans perdre de vue que tout cela doit se développer dans un contexte de contradiction croissante de l'économie mondiale qui continue à connaître une crise grave. Sa généralisation   peut faire craindre des tensions de plus en plus fortes dans toutes les régions du monde. Ainsi que tendent à le démontrer les prises de positions économiques agressives des pays développés, chefs de file de l'impérialisme économique, monétaire et financier.
 
Les objectifs cibles sur la période 2020-2030
De cela l'Etat algérien est pleinement conscient qui, par la voix de son gouvernement, a rappelé qu'il y a lieu de travailler dans les conditions de la crise générale de la mondialisation, de la durée de la chute drastique des prix du baril de pétrole sur le marché mondial, qui va s'approfondissant, de l'aggravation sensible de la tension internationale et de la tendance accrue du terrorisme au niveau régional et international. Une somme de facteurs et de phénomènes  à agir contre la volonté des Etats et des peuples de vivre dans la paix, la compréhension et le développement socio-économique porteur de bien-être. 
Il n'y a aucune garantie que ces facteurs et phénomènes n'évolueront pas vers une plus grande exacerbation. Ce qui contraint le gouvernement de M. Ahmed Ouyahia à rechercher des solutions adéquates et à être prêt à  impacter leurs effets sur l'économie nationale. Une dimension économique à satisfaire les besoins sociaux, culturels, développer le potentiel humain social dans une vision globale articulant les différentes réalités de la société algérienne. Une économique qui entraîne une amélioration du bien-être humain et porteuse d'innovation, c'est-à-dire, un réel exercice de l'autorité économique, politique et administrative en vue de gérer convenablement les affaires du pays, ses besoins à tous les niveaux. Pratiques et mesures mises en avant dans le plan d'action du gouvernement. Donc des mesures qui peuvent contribuer à avancer la nécessité et l'utilité du nouveau modèle de croissance. D'où l'importance stratégique de ce modèle de croissance à l'instauration d'une dynamique d'accumulation bien ciblée, apparaît aussi indispensable pour un regard débarrassé de complexes et de préjugés peut aider à découvrir et à mettre en avant des solutions appropriées et originales. 
Dans cette optique, le plan d'action du gouvernement fixe des objectifs cibles à atteindre sur la période 2020-2030, lesquels se déclinent comme suit : une croissance du PIB hors hydrocarbures de 6,5 % par an sur la période 2020-2030 ; une multiplication par 2,3 fois du revenu du PIB par habitant ; le doublement de la part de l'industrie manufacturière, en termes de valeur ajoutée pour atteindre 10 % du PIB à l'horizon 2030 ; la modernisation du secteur agricole permettant d'atteindre l'objectif de sécurité alimentaire et de réaliser son potentiel de diversification des exportations ;  la division par deux du taux de croissance annuel de la consommation interne d'énergie pour se situer autour de 3 % à 4 % par an à l'horizon 2030 ; grâce à un nouveau modèle énergétique basé sur la rationalité et l'efficacité énergétique ; la diversification des exportations permettant de soutenir le financement de la croissance économique accélérée. 
Ammar Zitouni 
 
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