Lundi 28-09-2020
Rechercher un article
   
   
 
Qui sommes-nous? Abonnement Archives Publicité Contactez-nous
 
Nation  
 
 
 
"Désordre, débâcle, rébellion": Boris Johnson jugé par les siens
 
 
Mise à jour : 28-09-2020
 
Retour du Covid-19, difficiles négociations post-Brexit, économie en péril, sondages: la période est particulièrement tumultueuse pour le Premier ministre britannique Boris Johnson, accusé dans son propre camp d'être dogmatique et sans énergie. 
 
Comme tous les dirigeants mondiaux, Boris Johnson est mis à rude épreuve par la pandémie, mais sa résurgence au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe avec près de 42.000 morts, couplée aux craintes d'une sortie de l'UE sans accord au 31 décembre, ont semé la révolte parmi ses pairs conservateurs, qui l'accusent de gouverner par diktats. Si la pandémie explique les mesures d'urgences, le gouvernement a eu en revanche largement le temps de se préparer à la vie hors de l'UE. Mais Boris Johnson a choisi de remettre en cause l'accord de Brexit conclu avec Bruxelles via un projet de loi qui permet de retoucher certaines de ses dispositions, un revirement qui viole le droit international et a provoqué une rébellion chez les Tories. Le gouvernement a réussi à calmer le mécontentement en atténuant son projet, mais il donne toujours au Parlement le droit de modifier l'accord conclu avec l'UE. Alors que "Bojo" dispose d'une confortable majorité de 80 sièges à la chambre des Communes, entre 40 et 60 Conservateurs menacent en outre de ne pas voter le renouvellement des pouvoirs exceptionnels accordés au gouvernement pour gérer l'épidémie. Un changement d'atmosphère radical par rapport à l'année dernière, quand Johnson avait été adoubé leader du Parti conservateur, avant de décrocher une victoire historique aux élections législatives en décembre. Pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir de Johnson, un sondage a donné dimanche l'opposition travailliste en tête, avec trois points d'avance sur les Tories.
 
 "Dogmatique"
Si les conservateurs avaient choisi Johnson, ce n'était de toute façon pas parce qu'ils le pensaient taillé pour être un "bon Premier ministre", dit à l'AFP le professeur en politique Tim Bale, de la Queen Mary University of London, mais "parce qu'ils voulaient à tout prix remporter les élections". Avec l'espoir qu'il finirait par habiter le rôle. "Ils craignent à présent que ce ne soit pas le cas", selon lui. Même la presse britannique, qui lui est habituellement largement favorable, lui reproche ses dernières décisions. Boris Johnson préside au "désordre, à la débâcle, à la rébellion, au volte-face et à la confusion", a jugé, acerbe, The Spectator, dont il fut rédacteur en chef. Certains conservateurs sont allés jusqu'à s'inquiéter des effets à long terme du coronavirus, dont le Premier ministre a failli mourir en avril, qui aurait altéré ses capacités. "Quelle qu'en soit la cause, il est devenu dogmatique et opposé au débat", a estimé le tabloïd Daily Mail. "Il n'est plus apte à être Premier ministre et devrait se retirer sitôt le Brexit terminé", tranche dans les colonnes du Spectator Toby Young, pourtant fervent partisan de Johnson.
 
Menace Sunak
Pendant ce temps, la popularité de son jeune ministre des Finances Rishi Sunak, 40 ans, ne cesse de croître. Avec des mesures inventives pour soutenir l'économie face au virus, il s'est attiré la sympathie du public comme des députés conservateurs voulant donner la priorité à la relance de l'économie plutôt qu'au confinement, en proclamant que les Britanniques devraient apprendre à "vivre sans peur".  "On parle de M. Sunak comme d'un Premier ministre en puissance", se délecte le très conservateur Daily Telegraph, voyant cependant un possible retour de bâton au moment où il devra rendre des comptes sur ses coûteuses mesures. Boris Johnson doit aussi composer avec la popularité montante du nouveau chef de l'opposition travailliste Keir Starmer, qui lui donne du fil à retordre lors des questions au gouvernement.  Remobiliser son parti constitue une tâche d'autant plus ardue que la pandémie le prive d'un contact direct avec ses troupes, le congrès annuel du parti se déroulant en ligne, du 3 au 6 octobre. Revenir en grâce sera aussi difficile s'il n'arrive pas à signer un accord de libre-échange avec l'UE d'ici à la fin de l'année. Le manque de mordant du Premier ministre a peut-être à voir avec sa lente guérison du Covid ou encore sa toute nouvelle paternité, soulignent les commentateurs. "C'est peut-être surtout parce qu'il occupe une fonction largement au-dessus de ses capacités", tranche Tim Bale.
 
Echauffourées lors d'une manifestation anti-confinement à Londres
Des échauffourées ont eu lieu à nouveau samedi lors d'un rassemblement anti-confinement dans le centre de Londres entre des manifestants et les policiers venus disperser la manifestation car elle respectait pas les règles de distanciation. Selon la police, neuf officiers ont été blessés et 16 manifestants arrêtés pour attaque d'un membre des forces de l'ordre et désordre violent, lors d'un deuxième week-end d'affilée de troubles survenus lors d'un rassemblement contre les restrictions décrétées pour endiguer la propagation du coronavirus. Aux cris de "liberté", plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Tragalgar Square. Certains manifestants ont dit à des médias présents que pour eux, la pandémie avait été inventée par les gouvernements pour mieux contrôler la population. Des images filmées ont montré la police utilisant brièvement des matraques pour repousser les manifestants.  Le week-end dernier, 32 personnes avaient déjà été arrêtées. Le Premier ministre Boris Johnson a durci les règles sociales cette semaine, demandant aux Britanniques de travailler depuis chez eux quand ils le peuvent et ordonnant aux pubs et aux restaurants d'avancer leurs heures de fermeture alors que les cas de contamination ont recommencé à augmenter dans le pays.
 
 
Imprimer Envoyer cet article
 
 
Lire aussi les articles de la même rubrique:
 
Réunion ministère et partenaires sociaux de l'Education: Pas de date de la rentrée des classes, plans exceptionnels pour les cours
 

Par : Saïd B.

 
"Nous avons étudié toutes les hypothèses, mais nous n'avons pas proposé de date ...
Voir détail
   
Sofiane Djilali, président de Jil Jadid : "La nouvelle Constitution intronisera les fondements d'un vrai Etat de droit"
 

Par Abdelouahab Ferkhi 

Dans un entretien accordé au journal électronique Sud Horizons, le président de la formation politique Jil Djadid a ...
Voir détail
   
Attaque à Paris : Youssef, le " deuxième suspect ", mis hors de cause, raconte comment il a tenté d'arrêter l'assaillant
 

Par : Ammar Zitouni

 
Présenté comme le " deuxième suspect " de l'attaque perpétrée devant les ...
Voir détail
   
D'après Hassan Menouar : "Les associations de consommateurs doivent être écoutées et considérées"
 
Indépendamment des 65 autres créées au cours des dix dernières années à des niveaux locaux, et dont une majorité est restée ...
Voir détail
   
La nouvelle constitution doit s'insérer au sein d'objectifs stratégiques de l'Algérie de demain 2020/2025/2030 : Refondation de l'Etat, Economie de marché à finalité sociale et Démocratie participative
 
 
Devant la presse le 20 septembre 2020, au moment où un  reportage sur la  chaîne privée française M6 ...
Voir détail
   
Présidence : Tebboune reçoit les lettres de créance de plusieurs ambassadeurs
 
Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a reçu, dimanche à Alger, les lettres de créance de plusieurs ambassadeurs en ...
Voir détail
   
 
 
Pathologies : L'OMS évoque ces maladies qui s'aggravent après le Covid-19
Sofiane Djilali, président de Jil Jadid : "La nouvelle Constitution intronisera les fondements d'un vrai Etat de droit"
"Désordre, débâcle, rébellion": Boris Johnson jugé par les siens
Attaque à Paris : Youssef, le " deuxième suspect ", mis hors de cause, raconte comment il a tenté d'arrêter l'assaillant
Au Liban L'incertitude à son paroxysme après l'échec à former un gouvernement
 
 
 
Start-up, projets innovants et ...

Le décret exécutif portant création du Comité national de labélisation des "Start-up", des "Projets innovants" et des ...

   
  Lire la suite
 
 
Pour une société civile active sur le terrain
 
Partant du fait que le président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune est décidé plus que jamais à rendre ...
 
 
 
 
 
   
   
  Edition en PDF
   
    Les rubriques
  Nation
  Regions
  Energie
  Reportage
  Culturelle
  Finance
  Focus
  Emploi
  Agriculture
  Multimedia
  Post Scriptum
  Conjoncture
  Zoom
  Internationnal
  Tendances et marches
  Maghreb
  Sport
  Afrique
   Débats
  Idees
  Analyses
  Contribution
  Documents
  
 
 
 
 
 
 
votant(s)| Oui: , Non:
 
 Oui Non
 
ENERGIE
Brent Londres 49,020   $/baril
WTI New York 42,250   $/baril
 
Devise Achat Vente
Dollar 113.4969 113.5119
Euro 132.7914 132.8657
Livre 150.6463 150.6862
Yen (100) 100.3332 100.3908
SAR 30.2626 30.2690
KWD 375.3204 375.7428
AED 30.8953 30.9078
 
 
 
SARL MPE
Maison de la presse Safir Abdelkader
Kouba, Alger Algerie
Administration :TEL+213 023 70 94 94
Rédaction        :TEL+213 023 70 94 61
                         TEL+21321 23 44 54
                   
  Qui sommes-nous? Abonnement Archives Publicité Contactez nous