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Crise en catalogne : Madrid expose ses forces par les menaces
 
 
Mise à jour : 12-10-2017
 
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a menacé mercredi de suspendre l'autonomie de la Catologne, sommant le président séparatiste de confirmer s'il avait bien déclaré mardi soir l'indépendance de cette région.
Dans une nouvelle escalade de la crise entre Madrid et l'une des plus riches régions d'Espagne, M. Rajoy a enjoint à Carles Puigdemont de revenir à la légalité, faute de quoi il utiliserait pour la première fois l'article 155 de la Constitution, qui permet de suspendre l'autonomie d'une région. Dans une brève déclaration télévisée, il a annoncé avoir demandé formellement au président catalan s'il avait déclaré l'indépendance de la Catalogne, après "la confusion engendrée délibérément" par l'exécutif catalan mardi soir. Cette demande est préalable à toute mesure que le gouvernement pourrait prendre dans le cadre de l'article 155, a ajouté M. Rajoy. "De la réponse du président (...) à cette demande dépendra la suite des événements dans les prochains jours", a ajouté le chef du gouvernement conservateur. La suspension de l'autonomie, sans précédent depuis 1934, serait considérée par beaucoup de Catalans comme un affront et pourrait déclencher des troubles dans cette région très attachée à sa langue et sa culture et dont l'autonomie a été rétablie après la mort du dictateur Francisco Franco (1909-1975). L'Union européenne, déjà secouée par le Brexit, suit la crise avec inquiétude. La Commission européenne a répété avec force mercredi qu'elle attendait un "plein respect de l'ordre constitutionnel espagnol". Les dirigeants indépendantistes de Catalogne se sont appuyés mardi sur la victoire du "oui" à l'indépendance au référendum d'autodétermination interdit et contesté du 1er octobre - avec 90% des voix et une participation de 43% - pour signer une déclaration d'indépendance de la République de Catalogne. 
 
Une déclaration "symbolique"
Cependant, La déclaration d'indépendance de la Catalogne signée mardi soir par l'ensemble des élus indépendantistes du Parlement régional et le président catalan Carles Puigdemont est pour l'instant un "acte symbolique", a déclaré mercredi le porte-parole du gouvernement régional. "La déclaration doit être faite par le parlement de Catalogne", ce qui n'a pas été le cas, a expliqué le porte-parole Jordi Turull. La signature était "un acte symbolique par lequel nous avons tous signé notre engagement de déclarer l'indépendance". Mais M. Turull a précisé qu'il s'agissait "d'un temps mort, pas d'un renoncement ou d'un pas en arrière". "Le président (Puigdemont) a dit qu'il suspendait les effets de l'indépendance, de la loi de transition (vers l'indépendance) pour nous asseoir, parler, écouter, dialoguer et voir s'il existe une possibilité de parvenir à un accord". "Nous en appelons à la politique, pas à une discussion juridique". Jordi Turull a souligné que le gouvernement catalan voulait "dialoguer sur l'indépendance de la Catalogne", semblant franchir une étape supplémentaire puisque jusque-là, la priorité était de dialoguer "sur la tenue d'un référendum d'autodétermination", ce que le gouvernement espagnol a toujours catégoriquement refusé. "Nous ne renonçons pas à l'indépendance de la Catalogne" a-t-il souligné, mais "nous aimerions savoir ce que l'Etat offre à la Catalogne". "Je vous demande d'être civilisés et d'être démocrates, pour une fois dans votre vie, et de vous asseoir à la table des négociations", a aussi lancé, mercredi au parlement espagnol, l'indépendantiste catalan Gabriel Rufian au porte-parole du gouvernement central Iñigo Mendez de Vigo. "Le dialogue ne peut se faire que dans le cadre de la loi", lui a répondu ce dernier.
 
'Force destructrice' 
"Le président (Puigdemont) a dit qu'il suspendait les effets de l'indépendance, de la loi de transition (vers l'indépendance, ndlr) pour pouvoir nous asseoir, écouter, dialoguer, voir s'il y a un moyen de trouver un accord", a expliqué mercredi matin le porte-parole du gouvernement catalan Jordi Turull.  "La déclaration d'indépendance doit être faite par le parlement de Catalogne", a-t-il ajouté, évoquant à ce stade une signature "symbolique". Le référendum, dont les résultats sont invérifiables faute de commission électorale indépendante, a ouvert la crise politique la plus grave en Espagne depuis son retour à la démocratie en 1977, divisant aussi profondément les habitants de la Catalogne, où vivent 16% des Espagnols. Avant M. Rajoy, son ministre des Affaires étrangères Alfonso Dastis avait accusé les séparatistes devant la chambre des députés d'être "une force destructrice qui se propose de vaincre la démocratie, détruire l'Etat de droit et mettre en danger l'espace européen". Dans son édition de mercredi, le quotidien El Pais, le plus lu du pays, dénonce un "piège" tendu par l'exécutif catalan, qui ne cherche selon le journal à négocier rien d'autre que l'indépendance et a prévu dans l'intervalle de "déstabiliser économiquement et politiquement" l'Espagne. Le quotidien catalan La Vanguardia préfère insister sur une tentative "d'apaiser la tension". Après le Conseil des ministres, Mariano Rajoy a prévu de s'exprimer devant les députés, en fin d'après-midi.
 
19% du PIB 
Hormis la suspension d'autonomie, le gouvernement a plusieurs instruments à sa disposition.  Il a déjà pris le contrôle des finances de la région en septembre. Et il peut aussi instaurer un état d'urgence allégé lui permettant d'agir par décrets.  Toute mesure drastique risque cependant de provoquer des troubles en Catalogne, région de 7,5 millions d'habitants, pesant 19% du PIB du pays. Les Catalans, divisés presque à parts égales sur l'indépendance, souhaitent en majorité un référendum en bonne et due forme. Selon une source du gouvernement régional catalan, juste avant l'ouverture de la séance parlementaire, Carles Puigdemont a reçu un ou des appels de l'étranger qui l'ont amené à retarder son allocution. Mais Madrid continue à exclure toute médiation entre elle et la Catalogne.  D'autre part, le chef du Parti socialiste espagnol (PSOE), principale force d'opposition, a annoncé mercredi un accord avec le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy pour étudier une réforme de la Constitution et tenter de résoudre la crise catalane. "Nous sommes convenus que l'heure est venue d'aborder la réforme constitutionnelle", a déclaré Pedro Sanchez, précisant que le débat à la chambre des députés permettrait de discuter de comment "la Catalogne reste en Espagne, pas de comment elle s'en va".                        
Nawel Z.
 
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