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Aprs des chiffres amricains en demi-teinte : Les Bourses europennes sans direction
 
 
Mise à jour : 17-07-2017
 
Les Bourses européennes ont terminé sans direction vendredi, le marché peinant à s'apprécier après des statistiques américaines en demi-teinte.
Les ventes au détail, en particulier, ont reculé en juin pour le deuxième mois consécutif, décevant les attentes des analystes, et les prix à la consommation ont stagné ce même mois, tombant, sur un an, à leur plus bas niveau en neuf mois, bien en dessous de la cible des 2% de la Réserve fédérale.
Le moral des ménages aux Etats-Unis a légèrement baissé en juillet se situant à un niveau inférieur à celui attendu par les analystes. "Ce n'est rien de dramatique, mais cela a amené à des prises de bénéfices", a commenté auprès de l'AFP Ludovic Dufour, gérant allocataire d'actifs chez Mandarine Gestion évoquant des "indicateurs américains inférieurs aux attentes". Selon lui, ces statistiques ont fait que "le secteur bancaire a sous-performé".
 
L'Eurostoxx 50 a perdu 0,05%
A Paris, l'indice CAC 40 a fini stable, cédant 0,09 point à 5.235,31 points dans un faible volume d'échanges de 2,5 milliards d'euros.
Les titres bancaires ont pesé sur la cote, à l'image de Société Générale (-1,25% à 48,98 euros), Crédit Agricole (-1,68% à 14,65 euros), BNP Paribas (-0,93% à 66,30 euros) ou encore Natixis (-1,31% à 6,12 euros).
Air France a gagné 1,83% à 13,36 euros. SFR a fini en hausse (+1,45% à 30,13 euros) après que le groupe de médias et télécoms Altice, maison mère de l'opérateur, a annoncé racheter à l'espagnol Prisa sa part de 94,7% détenue dans le portugais Media Capital. Le secteur pétrolier et parapétrolier a profité d'un rebond des cours de l'or noir, à l'image de TechnipFMC (+2,76% à 24,40 euros), Total (+0,52% à 43,34 euros) et Vallourec (+3,04% à 5,43 euros).
L'indice FTSE-100 de la Bourse de Londres a reculé de 0,47%, soit une baisse de 35,05 points, pour clôturer à 7.378,39 points. La presque totalité des actions a perdu de la valeur, à l'exception des minières. Le groupe Anglo American a affiché une progression de 2,10% à 1.117 pence, tandis que BHP Billiton a grimpé de 1,16% à 1.305 pence. Les valeurs bancaires ont quant à elle été tirées vers le bas par les résultats mitigés de leurs homologues américaines: Lloyds a terminé en repli de 0,68% à 66,94 pence, HSBC de 1,36% à 733,90 pence, et RBS de 1,71% à 252,40 pence.
L'indice Dax de la Bourse de Francfort, qui a gagné 1,96% sur la semaine, a fini en baisse de 0,08% à 12.631,72 points. Le MDax des valeurs moyennes a lui progressé de 0,33% à 25.162,38 points sur la séance.
Daimler a abandonné 0,43% à 64,87 euros. Deutsche Bank a cédé 0,91% à 16,37 euros et sa rivale Commerzbank 1,20% à 11,13 euros. Le constructeur Volkswagen a, lui, réussi à signer une bonne séance avec une progression de 1,46% à 145,45 euros, en tête de l'indice. L'indice Ibex-35 de la Bourse de Madrid a perdu 0,03% à 10.655,1 point. L'aciériste Acerinox a signé la plus forte hausse (+2,10% à 11,66 euros) et la banque Banco Sabadell la plus forte baisse (-1,95% à 1,86 euro). Le secteur bancaire est globalement en repli avec -0,94% à 5,80 euros pour Santander et -0,14% à 4,32 euros pour CaixaBank. Parmi les points lourds de l'indice, Telefonica (télécoms) a perdu 0,47% à 9,29 euros, tandis qu'Inditex (textile, Zara) gagnait 0,44% à 34,20 euros.
La Bourse de Lisbonne a terminé en baisse de 0,31% à 5.302,57 points, pénalisée par la banque BCP, qui a reculé de 2,86% à 0,25 euro. A l'inverse, le groupe électricien EDP a progressé de 0,99% à 2,96 euros. Sa filiale pour les énergies renouvelables, EDP Renovaveis, a quant à elle grignoté 0,95% à 6,93 euros. Autre gagnant de la séance, le papetier et cimentier Semapa s'est apprécié de 1,27% à 17,20 euros. La Bourse de Milan a cédé 0,14% à 21.492 points. La plus forte baisse a été enregistrée par Telecom Italia, avec une chute de 2,72%, à 0,8045 euro après des informations de presse évoquant une rupture insurmontable entre le patron de l'opérateur, Flavio Cattaneo, et son principal actionnaire, Vivendi.
Mauvaise séance également pour Unipol (-1,88% à 3,958 euros) et UniCredit (-1,88% à 3,958 euros).
En revanche, Leonardo a gagné 2,5% à 15,55 euros.
L'indice AEX de la Bourse d'Amsterdam a progressé de 0,38% à 521,07 points.
Le groupe de médias et télécoms Altice a grimpé de 2,02% à 20,45. L'assureur Aegon a chuté de 0,73% à 4,78 euros, et le géant néerlando-belge de la distribution Ahold Delhaize a perdu 0,49% à 17,20 euros. L'indice Bel-20 de la Bourse de Bruxelles a fini en hausse de 0,21% à 3.902,78 points. Parmi les valeurs en hausse, le groupe de métallurgie Umicore enregistre la meilleure performance: +3,18% à 66,80 euros. Parmi les valeurs dans le rouge, le groupe de télécommunications Proximus était le moins bien loti: -0,61% à 31,04 euros.
 
Rassurée par la Fed, la Bourse de Paris va pouvoir souffler
Secouées récemment par les banques centrales, la Bourse de Paris et ses homologues européennes devraient profiter d'un moment de répit la semaine prochaine après le message d'apaisement distillé par la Fed, même si les résultats d'entreprises leur promettent un peu d'animation.
"Les semaines à l'avenir seront relativement calmes et le flux de nouvelles devrait rester positif comme il l'a été cette semaine" avec en particulier les bons chiffres de la production industrielle en zone euro, a estimé auprès de l'AFP Vincent Juvyns, un stratégiste de JPMorgan AM. Faute d'indicateurs majeurs, ce sont surtout les publications de résultats du deuxième trimestre qui devraient rythmer la semaine boursière européenne. Il s'agit "d'avoir la confirmation que l'embellie macroéconomique à laquelle nous assistons toujours en Europe, et aux Etats-Unis d'ailleurs, se traduit au niveau microéconomique par des résultats en hausse", commente M. Juvyns. Justement, cette nouvelle saison "s'annonce sous les meilleurs auspices après un quatrième trimestre 2016 qui fut excellent et un premier trimestre 2017 qui le fut autant puisque les entreprises de la zone euro ont en moyenne affiché une croissance bénéficiaire de 20% par rapport à l'année précédente", souligne-t-il. "L'activité économique au deuxième trimestre a été telle qu'il n'y a pas de raison de craindre de grosses déceptions", abonde Didier Saint-Georges, membre du comité d'investissement chez Carmignac Gestion.
Les investisseurs pourront vérifier cette dynamique positive la semaine prochaine avec la deuxième estimation des chiffres de l'inflation pour la zone euro en juin tandis qu'en Chine est attendu, entre autres statistiques de premier plan, le PIB du deuxième trimestre.
Au Royaume-Uni seront également publiées l'inflation et les ventes au détail pour le mois de juin, des statistiques qui donneront une idée de la performance de l'économie britannique en fin de deuxième trimestre, après un premier trimestre décevant.
 
Les banques centrales en ligne de mire 
La microéconomie devrait revenir sur le devant de la scène, mais les investisseurs continueront quand même à garder un œil sur les banques centrales, dont les messages successifs ont donné du grain à moudre aux marchés ces dernières semaines, alors que la Banque centrale européenne (BCE) se réunit jeudi prochain. Le conseil des gouverneurs de l'institution de Francfort "devrait de nouveau discuter de manière intensive de la poursuite de sa politique monétaire l'an prochain", juge Michael Schubert, un économiste de Commerzbank, selon lequel "peu de décisions sont à attendre" de ce rendez-vous. Depuis fin juin, les marchés ont "été très affectés par le discours des banques centrales, y compris celui de la BCE à Sintra, au Portugal, quand Mario Draghi a employé des mots assez nouveaux en disant que les risques de déflation étaient désormais dépassés", rappelle M. Saint-Georges. Entre-temps, de manière plus officieuse, "les banques centrales ont calmé le jeu" puisque "des membres de la BCE ont expliqué qu'il ne fallait pas se méprendre sur le sens des propos de Mario Draghi et que naturellement la BCE resterait extrêmement vigilante pour ne pas resserrer indûment sa politique monétaire", observe-t-il. Le discours prononcé mercredi et jeudi devant le Congrès par la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) est allé dans le même sens, entraînant un soulagement général des marchés.  L'idée était de dire que "même si l'économie va bien, que le niveau du chômage est très bas, il ne faut pas s'inquiéter d'une réduction du bilan de la Fed trop rapide", a décrypté M. Saint-Georges. D'autant que la faiblesse de l'inflation, l'un des principaux indicateurs scrutés par la Fed, s'est à nouveau vérifiée ce vendredi aux Etats-Unis avec des prix à la consommation qui ont stagné en juin et sont tombés, sur un an, à leur plus bas niveau en neuf mois. La Fed a voulu "confirmer sur la direction mais rassurer sur la vitesse" du futur resserrement monétaire, qui reste inexorable, poursuit-il.
"Les marchés sont revenus dans cette idée qu'ils pouvaient rester un petit peu dans ce meilleur des deux mondes, c'est-à-dire une économie qui soit ni trop chaude, ni trop froide et les banques centrales parviennent pour l'instant à les maintenir à l'intérieur de ce chemin assez étroit", conclut M. Saint-Georges.
Ilyas A.
 
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