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Ptrole : La dure de prolongation d'un accord Opep/non-Opep en discussion
 
 
Mise à jour : 15-11-2017
 
Les pays producteurs de pétrole devraient prolonger à l'unanimité fin novembre un accord de réduction de la production, mais la période de prolongation fait encore l'objet de discussions, a indiqué lundi le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis.
Lors d'une conférence sur le pétrole à Abou Dhabi, Suheil al-Mazrouei a salué le consensus des producteurs autour de cet accord. "Je pense qu'ils continueront à faire ce qu'il faut" pour rééquilibrer le marché, a-t-il déclaré. 
Il a dit qu'il y avait une quasi-unanimité aujourd'hui sur la prolongation entre les 24 producteurs Opep et non-Opep qui s'étaient mis d'accord il y a un an pour réduire la production de 1,8 million de barils par jour afin de stabiliser le marché, engorgé par une surabondance de l'offre.
"Je n'ai pas entendu une personne parler" d'une non-prolongation de cet accord, mais la période de prorogation "fera l'objet de discussions lorsque nous nous rencontrerons", a-t-il ajouté. Les ministres de l'Opep doivent se réunir formellement fin novembre à Vienne pour discuter d'une prolongation de l'accord de réduction de la production au-delà de mars 2018. L'Arabie saoudite et la Russie, autre grand producteur mondial de pétrole, y sont favorables.
A Vienne, il sera aussi question d'imposer des quotas de production à trois pays qui en avaient été jusqu'ici exemptés: Libye, Iran et Nigeria. "J'espère que nous parviendrons à un accord qui conduira à une plus grande stabilisation et davantage d'investissements dans le marché", a poursuivi le ministre des Emirats, quatrième producteur de l'Opep. Il a estimé que la montée des tensions entre l'Arabie saoudite et l'Iran, qui font tous deux partie de l'Opep, n'empêcherait pas une prolongation de l'accord de réduction de la production. 
Ce dernier a permis une remontée des prix du brut à plus de 64 dollars le baril, contre 40 dollars il y a un an, et les stocks accumulés depuis 2014 ont considérablement diminué.
 
'Pire cycle de baisse' 
Présent à Abou Dhabi, le secrétaire général de l'Opep Mohammed Barkindo a déclaré que l'accord de réduction de la production avait produit de solides résultats face "au pire cycle de baisse des prix dans l'histoire". "Il y a des indications claires montrant que le marché se rééquilibre à un rythme accéléré", a dit M. Barkindo à cette conférence annuelle appelée ADIPEC.
Selon lui, la stabilisation du marché est liée à une combinaison de facteurs, notamment la baisse des stocks de brut et une augmentation de la demande mondiale.
M. Barkindo a fait état de discussions pour "institutionnaliser" la coopération entre pays membres et non-membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole).
Le secrétaire général de l'Opep a par ailleurs appelé les nouveaux producteurs, y compris les Etats-Unis avec leur pétrole de schiste, à oeuvrer à un accord plus large pour sécuriser l'avenir de l'énergie.
En marge de l'ADIPEC, le géant pétrolier des Emirats, l'Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC), a annoncé son intention de céder pour la première fois en bourse une participation minoritaire d'une de ses filiales, celle en charge de la distribution des carburants et des stations-service.
L'ADNOC semble suivre la voie tracée par Aramco, le géant national pétrolier saoudien qui mettra 5% de ses parts en vente à la Bourse en 2018. 
 
Les signes d'un rééquilibrage se confirment 
Le marché pétrolier montre des "signes croissants" de "rééquilibrage", a jugé l'Opep, qui a une nouvelle fois révisé ses prévisions de croissance de la demande pour cette année et 2018, tandis que la production d'or noir devrait croître moins fort. L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) table désormais sur une hausse de la consommation d'or noir de 1,53 million de barils par jour (mbj) cette année à 96,94 mbj, contre 1,45 mbj auparavant, selon son rapport mensuel sur le marché.
Le cartel constate notamment une demande meilleure qu'anticipée en Chine au troisième trimestre.
L'an prochain, la consommation est attendue en hausse de 1,51 mbj, soit 130.000 bj de mieux que la prévision publiée en octobre, du fait d'attentes plus optimistes en Europe, dans la région Asie-Pacifique et dans certains pays africains. En parallèle, l'Opep a revu à la baisse ses prévisions de croissance de la production d'or noir, montrant des "signes croissants que le marché pétrolier avance doucement vers un rééquilibrage".
Cette année, les pays non membres du cartel devraient certes pomper 650.000 barils par jour de plus que l'an dernier à 57,67 mbj, mais c'est 20.000 barils par jour de moins que ce que prévoyait l'Opep dans son précédent rapport.
Et l'an prochain, ils produiront 870.000 barils par jour (bj) de plus, mais l'Opep s'attendait auparavant à 940.000 bj supplémentaires.
La production de l'Opep est, elle attendue à 33 mbj cette année.
En octobre, cette dernière a baissé de 151.000 bj à 32,59 mbj, selon des sources secondaires, un niveau toujours supérieur au "plafond" de 32,5 mbj que l'organisation s'est fixé fin 2016, dans le cadre d'un accord entre ses membres et certains autres grands pays producteurs de pétrole, comme la Russie.
L'organisation doit se réunir à la fin du mois pour discuter de l'avenir de cet accord qui court actuellement jusqu'en mars 2018.
En octobre, la production non-opep a augmenté de 68.000 mbj à 64,12 mbj. Au total, la production mondiale de pétrole a augmenté de 53.000 mbj par rapport à septembre, à 96,71 mbj.
Autre signal positif pour le marché, les stocks commerciaux de l'OCDE, qui pèsent sur les cours de l'or noir, ont diminué à 2,985 millions de barils. Cela reste 154 millions de barils au-dessus de leur moyenne sur les cinq dernières années, mais ils étaient montés à 380 millions au-dessus de cette moyenne début 2016.
 
Le pétrole termine en ordre dispersé
Le pétrole coté à New York et à Londres a terminé en ordre dispersé lundi, partagé entre des commentaires favorables à une prolongation de l'accord de réduction de la production de pétrole des pays producteurs de brut et inquiet d'une hausse de la production américaine.
Le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre, référence américaine du brut, a gagné 2 cents pour clôturer à 56,76 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
Sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier a reculé de 36 cents pour finir à 63,16 dollars.
"Le marché anticipe pleinement une prolongation de l'accord de réduction de pétrole" des pays producteurs, a indiqué Bill O'Grady de Confluence Investment.
Lors d'une conférence sur le pétrole à Abou Dhabi lundi, le ministre de l'Energie des Emirats arabes unis a salué la probable reconduction de l'accord de réduction de la production de brut de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires.
"Je pense qu'ils continueront à faire ce qu'il faut" pour rééquilibrer le marché, a affirmé Suheil al-Mazrouei, affirmant ne pas avoir "entendu parler d'une non-prolongation".
La prorogation de l'accord "fera l'objet de discussions lorsque nous nous rencontrerons", a-t-il ajouté.
Les membres de l'Opep et leurs partenaires producteurs de brut sont liés par un accord de réduction pétrolière dans le but de rééquilibrer l'offre et la demande et de faire remonter les prix. L'accord court jusqu'en mars 2018, mais sa prolongation devrait être au menu des discussions lors d'une série de réunions à Vienne le 30 novembre.
Les investisseurs craignent dans le même temps une hausse à venir de la production américaine. Le nombre de puits de forage en activité aux États-Unis la semaine dernière a témoigné d'une nette progression de la production de pétrole à court et à moyen-terme.
Selon le décompte hebdomadaire de la société américaine Baker Hughes publié vendredi, le nombre de puits de pétrole actifs dans le pays a progressé de 9, rattrapant ainsi la baisse marquée observée la semaine précédente (-8 puits).
Ces données laissent penser que les sociétés américaines produisant du pétrole de schiste ont décidé d'accroître de nouveau leur activité du fait de la récente reprise des cours, ont noté les analystes de Commerzbank.
Un autre motif d'optimisme est venu soutenir les prix lundi, les prévisions de hausse de la consommation d'or noir cette année.
Selon l'Opep, la consommation d'or noir augmentera de 1,53 million de barils par jour (mbj) cette année à 96,94 mbj, contre une croissance estimée à 1,45 mbj auparavant, selon son rapport mensuel sur le marché.
 
Légère hausse en Asie
Les cours du pétrole étaient orientés en légère hausse, lundi matin en Asie, en raison des inquiétudes quant à la crise entre l'Arabie saoudite et l'Iran.
Vers 04h00 GMT, le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en décembre, gagnait quatre cents à 56,78 dollars, dans les échanges électroniques en Asie.
Le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en janvier, prenait trois cents à 63,55 dollars.
Les gains demeuraient cependant limités sous l'effet d'une forte hausse hebdomadaire du nombre de puits de pétrole actifs aux Etats-Unis, signe d'une progression à venir de la production de brut.
"Le marché surveille ce qui se passe au Moyen-Orient et la montée des tensions au sujet du Liban. Et si l'Arabie saoudite est impliquée, alors les traders vont regarder ça de près", a déclaré Chris Weston, analyste chez IG Markets. Les tensions entre Ryad et Téhéran s'étaient aggravées du fait du tir d'un missile le 4 novembre par les rebelles yéménites houthis soutenus par l'Iran et qui avait été intercepté par les Saoudiens près de Ryad.
Elles sont encore montées d'un cran avec la démission surprise du Premier ministre libanais Saad Hariri, actuellement en Arabie saoudite.
Son geste a très rapidement été perçu comme un nouveau bras de fer entre l'Arabie saoudite sunnite, important soutien de M. Hariri, et l'Iran chiite, grand allié du Hezbollah libanais.
Le nombre de puits de pétrole actifs dans le pays a progressé de 9, selon le dernier décompte hebdomadaire de la société Baker Hughes, rattrapant ainsi la baisse marquée observée la semaine précédente (-8 puits).
 
L'Irak veut plus que doubler sa production
Le ministre irakien du Pétrole, Jabbar al-Louaïbi, a affirmé lundi vouloir plus que doubler la production de pétrole de Kirkouk, province riche en hydrocarbures tout juste reprise par Bagdad aux Kurdes, pour atteindre 1 million de barils par jour.
Actuellement, la capacité totale de production dans la province septentrionale de Kirkouk est de "420.000 barils par jour", selon M. Louaïbi.
Mais seulement 120.000 barils par jour sont effectivement produits et les exportations sont à l'arrêt.
Lors d'une visite dans les champs pétroliers de cette région que le Kurdistan dispute aux autorités fédérales, M. Louaïbi a estimé que "la priorité est la reprise de l'exportation du pétrole de Kirkouk via l'oléoduc irako-turc dès qu'il sera réhabilité ou remplacé par un nouveau".
Depuis 2014, dans le chaos créé par la percée du groupe Etat islamique (EI), les Kurdes s'étaient emparé des champs et de l'ensemble des installations pétrolières de Kirkouk après avoir raccordé peu avant un oléoduc vers la Turquie, pour court-circuiter les exportations irakiennes.
L'oléoduc tenu par les autorités centrales à Bagdad était alors déjà hors d'usage. Un plan a été lancé en octobre pour le remettre en état mais les experts estiment que cela pourrait prendre jusqu'à deux ans.
Près d'un mois après la reprise par les troupes fédérales du pétrole et des raffineries de Kirkouk aux Kurdes, il faut "mettre au point un plan pour relancer la production des champs de Kirkouk", dont deux sont encore à l'arrêt, a poursuivi le ministre.
Il a également plaidé pour une reprise des exportations.
D'ici là, "30.000 barils par jour seront acheminés par camion-citerne vers l'Iran", pays voisin de l'Irak, a-t-il indiqué.
A terme, "les champs et les puits de Kirkouk seront rénovés et nous ambitionnons d'atteindre une production de 1 million de barils par jour, nous en sommes sûrs", a martelé le ministre. 
Pour ce faire, il a évoqué la possibilité d'un contrat avec la compagnie British Petroleum (BP).
Cette visite est la première d'un ministre du Pétrole irakien depuis 2003 dans cette zone, qui n'est pas incluse dans les frontières de la région autonome du Kurdistan irakien mais où les forces kurdes s'étaient déployées au fil des ans.
Farida B.
 
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