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Selon L'AIE : Le march se rquilibre, les stocks restent abondants
 
 
Mise à jour : 18-05-2017
 
Le marché pétrolier se rapproche de l'équilibre mais des efforts restent à faire pour résorber les stocks abondants, alors que les Etats-Unis devraient pomper plus de brut qu'anticipé en 2017, a prévenu mardi l'Agence internationale de l'énergie.
"Ce rapport confirme que le rééquilibrage est bien là et qu'il s'accélère, à court terme du moins", a indiqué l'AIE dans sa publication mensuelle sur pétrole. La croissance des stocks, alimentée ces dernières années par une offre excédentaire, a été contenue à 0,1 million de barils par jour (mbj) au premier trimestre, et à 0,3 mbj au sein des pays industrialisés de l'Organisation de coopération et de développement économiques, où ils ont chuté en mars de 32,9 millions de barils, pour tomber à 3,02 milliards de barils, avant de remonter le mois suivant.  Si l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), qui s'est engagée à fermer un peu les robinets, maintenait sa production au niveau de 31,8 mbj atteint en avril, ces stocks devraient décroître, selon l'agence énergétique basée à Paris. Mais "même si cela se produit, les stocks à la fin de 2017 pourraient rester supérieurs à leur moyenne sur cinq ans, ce qui suggère qu'il reste beaucoup à faire au second semestre de 2017 pour continuer à les résorber", a-t-elle souligné. En effet, "les stocks mettent un certain temps à refléter l'offre plus faible alors que les volumes produits avant la mise en oeuvre des limitations de production par l'Opep et onze pays non-Opep continuent d'être absorbés par le marché", a-t-elle ajouté. La Russie et l'Arabie Saoudite, deux des plus grands producteurs de pétrole dans le monde, se sont prononcées lundi en faveur d'une prolongation jusqu'à fin mars 2018 des plafonds de production appliqués depuis janvier par les membres de l'Opep et d'autres pays. Ceux-ci ne sont actuellement censés courir que sur six mois jusqu'à la fin juin.
 
Demande plus faible 
Cette annonce, qui a entraîné un bond du prix du baril sur les marchés, a reçu mardi le soutien total du Koweït. Une décision doit être prise lors d'un sommet entre l'Opep et ses partenaires le 25 mai à Vienne. Au total, la production mondiale d'or noir s'est repliée de 140.000 bj en avril à 96,17 mbj, affectée essentiellement par une baisse de régime au Canada, tandis que l'Opep a pompé 65.000 bj de plus. 
C'est toutefois 535.000 bj de moins sur un an pour le cartel pétrolier, qui respectait son engagement de limitation de production à 96% en moyenne sur les quatre premiers mois de l'année. 
Le marché devra aussi compter avec la hausse de la production américaine, qui est anticipée en hausse de 790.000 barils par jour (bj) cette année, soit 100.000 bj de plus que la précédente estimation en avril, grâce notamment au dynamisme retrouvé du secteur des hydrocarbures de schiste, à la faveur notamment de la remontée des cours, selon l'AIE. La production totale de la zone non-Opep devrait croître de 600.000 bj cette année pour atteindre 58,3 mbj. Quant à la demande, l'agence basée à Paris a maintenu sa prévision d'une augmentation de 1,3 mbj à 97,9 mbj de la consommation de brut, même si elle a été revue en baisse de 115.000 bj pour le premier semestre en raison d'un accès de faiblesse dans des pays pourtant "solides" comme l'Inde, les Etats-Unis, l'Allemagne et la Turquie. 
 
Une séance de temporisation
Les cours du pétrole ont légèrement baissé mardi, sans dégager de vraie tendance à un moment où les investisseurs essaient de déterminer à quel point l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires vont maintenir leurs quotas de production.
Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a perdu 19 cents à 48,66 dollars sur le contrat pour livraison en juin au New York Mercantile Exchange (Nymex). A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord a reculé de 17 cents à 51,65 dollars sur le contrat pour livraison en juillet à l'Intercontinental Exchange (ICE). "On continue à faire face à des perspectives contradictoires", a résumé James Williams, de WTRG Economics. "La production américaine monte bien plus vite que prévu, mais l'Opep laisse entendre qu'elle va au moins renouveler ses quotas de production." Les membres du cartel s'imposent depuis janvier des plafonds de production, de concert avec des pays extérieurs comme la Russie mais sans la participation des Etats-Unis. Alors que ces quotas expirent théoriquement fin juin, le marché voit se multiplier des "propos de (...) pays producteurs en faveur d'une prolongation de leurs baisses de production jusqu'au premier trimestre 2018", a résumé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates. "Le Koweït est le dernier pays en date à afficher son soutien à ces plafonds."
 
Chiffres américains 
En se prononçant mardi en faveur d'une telle prolongation, le Koweït n'a toutefois guère relancé le marché puisqu'il ne fait qu'aller dans le sens d'un communiqué commun de l'Arabie saoudite, membre dominant de l'Opep, et la Russie, dont la publication avait, elle, largement été saluée en début de semaine par le marché pétrolier.
"Les cours prennent déjà en compte l'idée que l'Opep va prolonger ces quotas", a jugé M. Williams. "L'incertitude, c'est de savoir si elle envisage de réduire encore plus sa production". "Tant que l'on n'aura pas des éléments plus concrets de l'Opep d'ici moins de deux semaines, le marché risque de monter ou de baisser sous le moindre prétexte", a-t-il prévenu, en référence au sommet du cartel le 25 mai. En attendant, les investisseurs ont pu se mettre sous la dent un rapport mensuel de l'Agence internationale de l'Energie (AIE), bras énergétique de l'OCDE, mais cette publication n'a guère influé sur les cours. Ce rapport "réservait peu de surprises", a écrit Tim Evans, de Citi. En estimant que le marché pétrolier se rapprochait de l'équilibre mais que des efforts restaient à fournir pour réduire les stocks, l'AIE a "fait quelques révisions légèrement défavorables" mais maintenu "un tableau globalement positif", a résumé M. Evans. Ce sont maintenant "les chiffres hebdomadaires sur l'offre américaine de pétrole qui sont au calendrier des marchés", a-t-il conclu. Pour la semaine achevée le 12 mai, les analystes tablent sur une baisse des réserves de brut de 2,67 millions de barils, une baisse d'un million de barils de celles d'essence et une baisse de 1,45 million de barils des stocks de produits distillés, selon la médiane d'un consensus compilé par l'agence Bloomberg.
 
L'Iran pourrait soutenir un nouvel accord 
La proposition de prolongation de l'accord de réduction de la production pétrolière en vigueur depuis le début de l'année est une bonne idée, ont dit mardi des sources au fait de la position de Téhéran, laissant penser que l'Iran y apportera sans doute son soutien pour autant qu'elle fasse l'objet d'un consensus. L'Arabie saoudite et la Russie, les deux premiers producteurs de pétrole mondiaux, ont exprimé lundi leur volonté de prolonger de neuf mois, jusqu'en mars 2018, l'accord de réduction de la production conclu par les pays de l'Opep et certains Etats non membres du cartel afin de faire remonter les cours d'un marché actuellement engorgé. Sans surprise, le Koweït, traditionnellement aligné sur les positions de l'Arabie saoudite, a dit mardi appuyer la nouvelle proposition. Le Premier ministre irakien, Haïdar al Abadi, de son côté a dit que son pays soutiendrait une prolongation conformément à toute décision que prendrait l'Opep. "L'Irak est pour la poursuite de la réduction de la production pétrolière des pays de l'Opep et nous agirons en ce sens", a-t-il déclaré au cours d'un conférence de presse. La position iranienne est en revanche moins prévisible car l'Iran est le seul pays membre de l'Opep à avoir été autorisé à accroître sa production, sans compter l'élection présidentielle qui s'y déroulera vendredi. "Cette déclaration témoigne de l'engagement de l'Opep et de grands producteurs non-Opep d'apporter de la stabilité au marché pétrolier, ce qui est essentiel pour assurer la sécurité des approvisionnements dans les années à venir", a dit l'une des sources. Une deuxième source a dit s'attendre à ce que l'Iran accepte probablement une prolongation de neuf mois, lors de la réunion de Vienne du 25 mai, si d'autres producteurs, comme l'Irak, la soutiennent également.                      
Farida B.
 
 
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