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L'radication des ides et des hommes, si possible
 
 
Mise à jour : 13-09-2017
 
"Bouger ", ce n'est pas fatalement tenter de faire la révolution, mais cela contribue à intéresser les populations à la " chose " politique, au lieu de les en tenir éloignées avec, fatalement, la création d'un fossé entre les partis et les populations, et entre le pouvoir et les populations.
Un tel vide politique sera toujours mis à profit par ceux qui n'ont pas intérêt à ce que la stabilité soit effective.
Qu'est-ce qu'un parti sans capacité ou volonté à prendre des initiatives ? Qu'est-ce qu'un champ politique qui ne soit pas le terrain de confrontations permanentes entre idées ? Pourquoi cette sorte d'hibernation ou d'inhibition de ceux qui devraient se comporter en acteurs politiques et non en figurants?
La littérature politique algérienne a transféré vers la vie politique, le concept  de redressement appliqué au renversement du président de la République en juin 1965,  pour qualifier de redressement le renversement des dirigeants des partis politiques.                         
Le fait que ce mouvement de redressement ait pesé comme menace sur la stabilité interne des partis, implique que les dirigeants de ces derniers n'ont pas accédé de façon " clean " à la plus haute hiérarchie partisane. Cela voudrait signifier également que le maintien à la tête des partis n'est pas dû au choix des militants. Cela pourrait à la limite supposer qu'il serait suscité par des éléments téléguidés de l'extérieur (on parle de rencontre objective entre intérêts). 
A cette passe d'armes entre les dirigeants, car eux s'expriment, contrairement à leurs militants, ou plutôt contrairement aux encartés, car le militantisme semble être une denrée rare, les partis ne savent pas à quelle argumentation se vouer.
Ils ne peuvent pas le savoir car seuls les dirigeants savent et construisent (en toute autonomie ?) la ligne directrice du parti et les attitudes stratégiques à " adopter " en fonction des contextes. 
Quant aux partis de l'opposition, car il y a bien une opposition cependant neutralisée, pratiquement aphone si on la cherche uniquement à travers la TV, il conviendrait d'abord de bien définir le contenu de ce concept pour savoir exactement qui en est dedans, qui en est en dehors, et qui n'en est ni dedans ni dehors, c'est-à-dire à ne pas savoir quoi faire. Généralement, ceux qui ne sont ni en dedans ni en dehors n'ont pas de certitudes doctrinales, sont à la merci du vent comme girouette, tiennent la " canne par son milieu ", et sont prêts à manger à tous les râteliers. Ils appliquent fort bien la leçon de la chauve-souris dans les fables de la Fontaine " je suis oiseau voilà mes ailes, je suis souris voilà mes poils ".     
Il ne faudrait pas alors oublier, au vu du réveil des partis à la seule approche des élections, que les  perspectives fixées à l'action politique s'avèrent inchangeables et sont d'ailleurs demeurées  inchangées, à savoir que c'est la question du pouvoir qui est au cœur des préoccupations. Le pouvoir, pourquoi ? Pour qui ? Tous les leaders de partis, sans exception aucune, verrouillent la porte d'accès à leur remise en cause. Ceux qui y sont à diriger le parti veulent continuer indéfiniment à y être et ceux qui n'y sont pas sont en attente d'opportunités pour les en déloger.
C'est la présidence à vie à la tête des partis, et cela est bien une tradition nationale, à n'importe quel niveau de l'Etat, des instituions, des partis, des associations toutes natures confondues,  même pour diriger des mouvements de jeunes quand le dirigeant n'est plus jeune, même pour les associations dites de la famille révolutionnaire qui ne "révolutionnent"  pourtant en rien.   
Ni les partis, ni tout le reste qui les suit, comme organisation de masse ne sont devenus le creuset qu'ils devraient être, à savoir celui où on réfléchirait pour l'Algérie et pas seulement autour des enjeux de pouvoir et de ce que cela pourrait impliquer comme dividendes personnels.
N. B.
 
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